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Thème 1 Histoire 1914-1945

 

L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)

»» Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale.

»» Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l’Europe de l’entre deux-guerres.

»» La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement.

»» La France défaite et occupée. Régime de Vichy, collaboration, Résistance.

Les notions du thème

Les activités en classe

  • 1914-1918 : lettres de soldats 4h

Corpus de documents (lettres de poilus, vie civile, économique) à étudier pour construire un tableau civils/militaires dans la Première Guerre mondiale. Groupes de 4, certains sur la France, d’autres sur l’Allemagne. Présentation du travail à l’oral, avec lecture de la lettre.


  • 3 régimes totalitaires et une démocratie fragilisée 4h

Diaporama ou mashup pour présenter les expériences totalitaires et le Front populaire. Groupes de 4, sujets différents. Productions numériques présentées devant la classe et évaluées.

Un mashup (littéralement purée) est un mélange d’images et de sons numériques, un peu dans la tradition du sample. C’est un art du recyclage, du remploi d’images empruntées et tournées par d’autres. Le mashup relève avant tout d’un état d’esprit. Intimement lié à la nature même d’Internet, à son histoire, ses usages, c’est un pilier du Web participatif.


  • 1939-1945 : images de guerre 4h

Imager cette guerre d’anéantissement selon un plan imposé. Montage vidéo individuel ou en groupe, travail évalué.

Plan imposé : 3 parties pour 13 thèmes.

Partie 1

Une guerre d’anéantissement

  1. Les camps opposés – 2. Les crimes de guerre des armées allemande et japonaise – 3. Les grandes batailles, Stalingrad – 4. Les bombardements aériens des civils – 5. Les génocides juifs et tziganes.

Partie 2

Une guerre idéologique

  1. L’idéologie nazie : son « espace vital » – 7. L’idéologie japonaise, dominer l’Asie orientale – 8. Les Alliés et leurs valeurs démocratiques – 9. L’idéologie communiste de l’URSS.

Partie 3

Une guerre totale

– 10. La science au service de la guerre : missiles allemands V et V2, projet américain Manhattan pour la bombe atomique – 11. Mobilisation des économies : programme américain Victory Program, participation financière des populations à la guerre, travail des femmes dans les usines – 12. Travail forcé des civils et des prisonniers de guerre en Allemagne et au Japon – 13. Propagande des États pour avoir l’adhésion des populations.


  • Propagande de Vichy et résistance. 4h

Réalisation d’affiches liées à la politique de Vichy et aux mouvements de résistance. Travail à deux, exposition dans le collège, format A3.

Les Dates

Les repères historiques importants

  • 1914-1918 : Grande Guerre
  • 1917 : Révolution Russe
  • 1933-1945 : l’Allemagne d’Hitler
  • 1936 : Front populaire
  • 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale

Le vocabulaire

Personnages et données historiques

Carte mentale du thème

Le cours

  1. Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale

La crise de 1914 repose sur plusieurs causes :

  • les rivalités impériales (maritimes et coloniales, mais aussi liées aux politiques des empires russe et austro-hongrois) ;
  • les tensions nationalistes ;
  • la course aux armements.

C’est une guerre industrielle qui prolonge le siècle du « progrès », mais dévoile le potentiel meurtrier des technologies et des idéologies nouvelles. 

  • Une guerre totale

Les civils sont mobilisés dans le conflit. A l’arrière, une économie de guerre se met en place. Les femmes remplacent les hommes dans les  usines ou dans les champs, tandis que les États appellent les populations à financer l’effort de guerre.

Les civils souffrent du conflit, confrontés à la mort de proches mobilisés, mais aussi au manque de nourriture. Dans les régions occupées, ils sont souvent maltraités. Ils sont aussi victimes des bombardements contre les villes. En 1915, le gouvernement ottoman décide le génocide des Arméniens, faisant 1,3 million de morts. 

  • Un effroyable bilan

Le bilan humain et matériel est très lourd et a des conséquences durables sur les sociétés. La plupart des familles sont en deuil. De nombreux soldats reviennent avec des blessures très graves, comme les « gueules cassées ». Il faut plusieurs années pour reconstruire les lieux dévastés par les combats.

La volonté de ne plus revivre les souffrances de la guerre entraine le développement du pacifisme. Mais parmi les soldats revenus du front, certains sont marqués par la brutalité de la vie des tranchées.

  • Les bouleversements politiques de l’Europe

En Russie, les bolcheviks dirigés par Lénine s’emparent du pouvoir en 1917. Ils veulent instaurer le communisme et diffuser la révolution dans le monde. Au lendemain de la guerre, des grèves et des insurrections ouvrières éclatent ainsi dans plusieurs pays européens. Ainsi en 1919, les communistes allemands, les Spartakistes, dirigés par Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, tentent de prendre le pouvoir en Allemagne. Le gouvernement allemand réprime alors l’insurrection.

La paix est rétablie par des traités dont celui de Versailles signé le 28 juin 1919 entre la France et l’Allemagne. Les traités s’appuient sur les 14 points du président américain Wilson, qui reposent sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (un État pour une nationalité). Les frontières des pays vaincus sont ainsi modifiées en fonction du principe des nationalités. Huit nouveaux États sont créés.

A la demande du président américain Wilson, est instituée la Société des Nations (SDN) qui doit permettre aux pays de coopérer pour la paix. En Allemagne, jugée responsable du conflit et durement sanctionnée, certains dénoncent un diktat.

Le conflit débouche sur un monde neuf partagé.

Des pays affiche la volonté d’en finir avec la guerre par le droit :

  • SDN ;
  • pacte Briand-Kellog (qui « condamnent le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renoncent en tant qu’instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles ») ;
  • mouvements pacifistes

D’autres pays tentent de rompre à leur profit le fragile équilibre édifié par le traité de Versailles. De nouveaux modèles politiques naissent par d’être rattrapés par l’internationalisation rapide ou progressive de la révolution communiste (modèle soviétique).


  1. Démocraties fragilisées et expériences totalitaires dans l’Europe de l’entre deux-guerres.

Le régime fasciste formule dès 1926 l’idée d’une thalassocratie (pouvoir sur la mer) italienne en Méditerranée. L’Allemagne hitlérienne projette de rassembler les peuples germaniques pour dominer l’Europe dans une perspective ouvertement raciste. Les pays de l’Europe centrale et orientale basculent vers des régimes autoritaires dans les années trente, à l’exception de la Tchécoslovaquie.

2.1. Les expériences totalitaires de l’entre-deux-guerres

En Russie : un régime né de la révolution et de la guerre

En 1917, Lénine mène une politique autoritaire afin d’imposer le communisme en Russie : c’est la « dictature du prolétariat ». Entre 1918 et 1921, en pleine guerre civile, il pose les bases d’une régime totalitaire : parti unique, police politique, déportation des opposants et encadrement de la vie quotidienne.

Après la mort de Lénine en 1924, Joseph Staline s’impose face à ses adversaires (Trotski) et contrôle peu à peu l’Etat soviétique. A la fin des années 1920, il décide de transformer l’économie et la société de l’Union des républiques soviétiques (URSS) : insdustrialisation massive et forcée, collectivisation forcée, abolition de la propriété privée. Cette politique provoque les grandes famines soviétiques dans les années 1931-1933, faisant entre 6 et 8 millions de morts. Pour atteindre ses objectifs, Staline reprend et développe le système totalitaire de Lénine. La terreur est employée contre les opposants politiques. Les paysans aisés (les koulaks) qui refusent les réformes sont déportés au goulag. Des procès sont organisés en 1937-1938 à l’encontre des cadres du parti communiste, de l’Armée rouge ou des simples citoyens : Staline se débarasse ainsi de tous les opposants.

En Italie : un régime né de la fragilité de l’après-guerre

L’Italie est le premier pays touché par le fascisme. L’atmosphère après la Première Guerre mondiale est caractérisée par la morosité et la déception. La démocratie italienne est fragile, le pouvoir appartient à la chambre des députés. La guerre a coûté cher à l’Italie, les prix agricoles s’effondrent.
En mars 1919, Mussolini crée les « faisceaux italiens de combat ». Les « faisceaux italiens de combat » sont contre les partis politiques et contre la démocratie. En 1921, Mussolini forme le Parti National Fasciste (PNF). La prise de pouvoir se fait par la violence. Mussolini se présente comme un rempart contre le désordre, le bolchévisme et le chaos. Il arrive au pouvoir le 30 octobre 1922.
Mussolini se fait accorder les pleins pouvoirs par les députés en 1922.

En janvier 1925, Mussolini annonce aux députés la dictature : parti unique, chef unique, censure des journaux, propagande, suppression des syndicats, contrôle de l’administration, limitation des libertés. Les fascistes sont réactionnaires (= opposés au progrès), anti-parlementaires, anti-démocrates, anti-libéraux, anti-socialistes… Mussolini n’impose pas une doctrine xénophobe ou raciste. La population est contrôlée à tous les âges. La jeunesse est embrigadée dès le plus jeune âge. Mussolini développe le culte de la personnalité. A partir de 1933, Mussolini se rapproche du régime nazi (1938 : axe Rome-Berlin, 1939 : pacte d’acier (défense mutuelle entre Allemagne et Italie).

En Allemagne : un régime établi dans un pays en crise

Dès sa mise en place en 1919, la république de Weimar connaît des difficultés. Le régime est contesté par l’extrême gauche, les communistes, et à l’extrême droite : le parti nazi. Après 1929, l’Allemagne subit les conséquences de la crise économique dont une forte montée du chômage qui touche 6 millions de personnes en  1932. Les partis extrêmes exploitent la misère sociale et la crise économique.

A la tête du parti nazi depuis 1920, Adolf Hitler veut rassembler les mécontents grâce à un discours nationaliste, critique à l’encontre du traité de Versailles et antisémite. En 1932, le parti nazi obtient une majorité de voix aux élections législatives. Hitler est nommé chancelier (Premier ministre) en janvier 1933 par le président de la République. En mars 1933, il se fait accorder les pleins pouvoirs. En juillet 1933, le N.S.D.A.P. devient parti unique, les syndicats sont supprimés et la presse est censurée. A la mort du président de la République en 1934, Hitler cumule les fonctions de chancelier et de chef de l’Etat : il devient le Reichsführer. Il supprime ainsi la démocratie et instaure la dictature du IIIe Reich.

Dès 1934, Hitler organise un système totalitaire pour contrôler la société. La police politique (Gestapo) traque et arrête les opposants au régime, qui sont envoyés dans les premiers camps de concentration (Dachau). Hitler utilise la propagande pour contrôler l’opinion publique ; un culte de la personnalité est mis en place. Toute la société allemande est embrigadée dans les différentes institutions du Parti nazi (jeunesse nazie). Les médias et les arts sont utilisés et contrôlés par les nazis. Face à la crise et au chômage, Hitler lance une politique de grands travaux et de réarmement. Il se prépare à la guerre dans le but d’étendre le territoire allemand à l’Est. Tout en contrôlant ses opposants, l’Allemagne nazie se fonde sur un racisme, un antisémitisme extrêmes et une négation des droits de l’homme. Le régime définit les purs, les Aryens, et les impurs (les Tziganes, les Juifs, les déficients mentaux, les homosexuels)  qu’il exclue et pourchasse. Entre 1935 et 1938, une série de lois les exclut de la société allemande. En novembre 1938, plusieurs centaines de Juifs sont massacrés lors de la « Nuit de Cristal ».

2.2. Les démocraties européennes face à la montée des périls

Les États démocratiques paraissent moins bien armés face aux crises (politiques, militaires, économiques, morales) que les régimes totalitaires. La France et le Royaume-Uni ne parviennent pas à empêcher le progrès des forces déstabilisatrices car elles souhaitent avant tout à préserver la paix. En France, le Front populaire est à la fois le moment d’un réarmement moral fort face au danger fasciste et d’un réarmement militaire tardif face au danger allemand. La guerre d’Espagne (1936-1939) sert de laboratoire et préfigure la Seconde Guerre mondiale, une guerre où les idéologies s’affrontent et où les civils sont directement impliqués dans la guerre.

L’expérience du Front populaire en France

Frappée par la Grande dépression et l’agitation des ligues d’extrême droite, la République est en crise. Les émeutes du 6 février 1934 font craindre un renversement de la République. Pour défendre la République et s’opposer aux totalitarismes européens, les partis de gauche s’unissent (SFIO, Parti radical et Parti communiste) en juillet 1935 : ils forment le Front populaire. En mai 1936, le Front populaire remporte les élections législatives. La victoire de la gauche unie provoque une vague d’espoir parmi les ouvriers et les employés qui se mettent en grève.

Pour répondre aux attentes des Français, le gouvernement de Front populaire, dirigé par Léon Blum, adopte une série de lois sociales : augmentation des salaires, deux semaines de congés payés, semaine de 40 heures, conventions collectives…

C’est une nouvelle conception du rôle de l’État. Celui-ci tente de gérer la crise économique et se place en arbitre entre les forces sociales (patronat et syndicats) : ce sont les accords Matignon. Quelques unes des grandes idées et des acteurs qui s’affirment plus tard dans la France d’après-guerre apparaissent alors : loisirs et culture de masse, rôle des intellectuels, démocratisation de l’enseignement secondaire et de la culture, radio, cinéma, organisations de jeunesse…

Mais le Front populaire ne parvient pas à régler la crise économique qui s’aggrave. La droite s’oppose à sa politique et le Front populaire se divise face à la guerre civile espagnole : il refuse d’intervenir dans le conflit qui oppose les nationalistes espagnols soutenus par l’Allemagne nazie, et les républicains espagnols, soutenus par l’URSS. Le Front populaire se disloque en 1938.

L’inquiétude des démocraties face aux régimes totalitaires

Dans les années 1920, le régime soviétique inquiète les démocraties européennes mais fascine une partie de la classe ouvrière.

Dès 1933, Hitler multiplie les provocations en Europe. Il remet en cause le traité de Versailles en instaurant le service militaire et en remilitarisant la Rhénanie en 1935. Il noue des alliances avec des régimes autoritaires, en particulier avec l’Italie de Benito Mussolini. Hitler soutient Francisco Franco et intervient militairement dans la guerre d’Espagne (1936-1939). Pour garantir à son peuple un plus grand « espace vital », il annexe l’Autriche et les Sudètes (Tchécoslovaquie) en 1938.

Face à ces provocations, les démocraties veulent garantir la paix. En Espagne, la France et le Royaume-Uni refusent d’intervenir. Lors de la conférence de Munich en 1938, elles accordent aux nazis les territoires qu’ils réclament. Les opinions publiques sont divisées. Certains veulent la paix à tout prix. D’autres souhaitent intervenir pour protéger la démocratie en Europe.


  1. La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement

La signature du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939, sanctionne l’échec des diplomaties française et anglaise et rend la guerre pratiquement inévitable. Hitler peut compter sur l’aide de Staline pour attaquer à l’Est. La guerre est déclarée le 3 septembre à la suite de l’agression allemande contre la Pologne. Puis la guerre prend, avec l’attaque de l’URSS par Hitler le 22 juin 1941, la forme d’une « guerre d’anéantissement » sur le front de l’Est. Cette radicalisation est une des causes des génocides juif et tzigane (avec les théories racistes nazies).

3.1. Une guerre d’anéantissement

Une guerre idéologique

Le Japon et l’Allemagne déclenchent la Deuxième Guerre mondiale pour conquérir des espaces qu’ils jugent « vitaux ». A l’inverse la Chine, le Royaume-Uni et l’URSS sont contraints de lutter pour préserver leur territoire.

Le Japon et l’Allemagne justifient leurs conquêtes au nom d’une vision raciste du monde. Les Alliés, Royaume-Uni et Etats-Unis principalement, combattent parce qu’ils croient dans les valeurs de la démocratie ; l’URSS souhaite quant à elle défendre le communisme.

Une guerre totale

L’ensemble des populations est mobilisé. 87 millions de soldats combattent sur les champs de bataille d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

A l’arrière, les travailleurs, dont les femmes et les scientifiques, produisent en masse des armes de plus en plus perfectionnées pour anéantir l’adversaire.

Les forces de l’Axe pillent les ressources des pays conquis dont les populations sont contraintes de participer à l’effort de guerre nazi et japonais.

Une violence extrême envers les civils

La guerre provoque près de 60 millions de morts soit 2,5% de la population mondiale de l’époque.

Dans l’est de l’Europe et dans le Pacifique, les combats sont acharnés, comme à Stalingrad. Les prisonniers sont exécutés ou réduits en esclavage. Il ne s’agit plus de vaincre l’adversaire mais de l’anéantir.

Ce conflit efface la frontière entre civils et militaires. Les villes sont assiégées, comme Leningrad (famine pour les civils), ou bombardées, comme Londres et Hambourg. Hiroshima et Nagasaki deux villes japonaises sont rasées par l’arme nucléaire américaine. Les populations sont victimes de massacres, de représailles et de déplacements forcés.

3.2. De la persécution aux génocides

Les nazis exluent

Dès 1933, les responsables nazis excluent du peuple allemand ceux qui ne correspondent pas à leur vision raciste du monde ou qui luttent contre celle-ci : les Juifs, les Tziganes, les journalistes, les syndicalistes, les opposants politiques, les handicapés mentaux, les homosexuels principalement. Ils sont tout d’abord discriminés, dépouillés de leurs biens, surveillés, brutalisés et enfermés pour certains dès 1934 dans le camp de concentration de Dachau.

Après l’invasion de la Pologne en 1939, les nazis  commencent à déporter et concentrer les populations juives et tziganes dans des ghettos où elles manquent de tout. Plus de 800 000 personnes décèdent dans ces ghettos.

Les nazis détruisent

A partir de 1941, dans les territoires de l’Est conquis par l’Allemagne, des commandos spéciaux sont chargés d’assassiner par fusillade les Juifs, les Tziganes et les communistes. Les Einsatzgruppen font plus d’un million de morts.

Durant l’hiver 1942, les revers subits par l’armée allemande poussent les dirigeants nazis à prendre des décisions de plus en plus extrêmes. Lors de la conférence de Wannsee en janvier 1942, ils planifient l’extermination des populations juives et tziganes d’Europe : c’est la « solution finale » nazie.

Les nazis tuent

Pour répondre à la solution finale, les nazis construisent avec l’aide des industries allemandes des centres de mise à mort pour tuer en masse les Juifs et les Tziganes. Ces centres de mise à mort ou camp d’extermination sont équipés de chambres à gaz pour tuer massivement et d’immenses fours pour faire disparaître rapidement les cadavres. On compte six centres de mise à mort, tous situés dans la Pologne occupée par les nazis : Chełmno, Bełżec, Sobibor, Treblinka, Auschwitz–Birkenau et Majdanek, les deux derniers étant intégrés à des camps de concentration préexistants. Ces centres de mise à mort font 3 millions de victimes. Les génocides des Juifs (Shoah) et des Tziganes constituent les caractéristiques centrales de la guerre d’anéantissement.

En 1945, l’avancée des troupes soviétiques et l’écroulement du Reich permettent la libération des camps. Des survivants, comme Simone Veil ou Primo Levi, témoignent de ce qu’ils y ont vécu.


  1. La France défaite et occupée : régime de Vichy, collaboration, Résistance.

4.1. La France sous l’occupation et le régime de Vichy

La défaite et l’occupation

Le 10 mai 1940, l’armée allemande déclenche une guerre éclair. Les troupes françaises cèdent en 5 semaines et de nombreux civils prennent la route de l’exode.

Le 16 juin 1940 le Président de la République, Albert Lebrun, désigne Philippe Pétain comme nouveau Président du Conseil. Le 17 juin le maréchal Pétain lance un appel à « cesser le combat ». Le 22 juin 1940 Pétain signe un armistice (arrêt des combats mais pas la paix définitive) avec l’Allemagne. Une grande partie du territoire est envahie et la souveraineté nationale est réduite. En novembre 1942, la situtation de la France s’aggrave : c’est désormais tout le pays qui est occupé par l’Allemagne.

Pendant quatre années, les Français sont contrôlés, surveillés, arrêtés. Ils connaissent des difficultés d’approvisionnement et sont rationnés. Les villes sont bombardées par les Alliés qui poursuivent la guerre contre les nazis.

La défaite et l’occupation

Le 10 juillet 1940, L’Assemblée nationale française donne les pouvoirs constituants à Philippe Pétain, le Président de la République Albert Lebrun se trouve ainsi « démissionné » d’office. C’est la fin de la IIIe République et de la démocratie. L’État français, le nouveau régime de Pétain installé à Vichy (Auvergne), est une dictature personnelle sous l’autorité des Allemands. Les partis politiques sont interdits, la presse est censurée, la propagande organise le culte du chef et impose la Révolution nationale de Pétain.

L’État français est un régime xénophobe et antisémite. Avec l’aide de l’administration et des fonctionnaires d’État, les réfugiés politiques sont internés, les citoyens juifs recensés, contrôlés et exclus de la société. Les opposants (résistants) sont pourchassés.

L’Etat français collabore avec l’Allemagne nazie

La collaboration avec l’ennemi-occupant est une décision de Philippe Pétain et de son vice-président du conseil Pierre Laval. La France contribue ainsi à l’effort de guerre nazi : livraison de produits agricoles, industriels et de main-d’œuvre. Le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne est ainsi établi en 1943.

La collaboration est aussi militaire et policière : la Milice fait la chasse aux résistants tandis que la Légion des volontaires français (LVF) combat sous l’uniforme allemand sur le front de l’est.

La police française et l’administration de Vichy jouent un rôle décisif dans le génocide des Juifs en participant à leur arrestation, leur internement et leur déportation.

  • La Résistance et la Libération

La Résistance extérieure

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance un appel incitant les Français à refuser la défaite et à continuer le combat contre l’Allemagne nazie. Il devient le chef de la France Libre.

Les premiers raliements permettent de fonder les Forces françaises libres (FFL), qui s’engagent dans les colonies, aux côtés des Alliés, dans la lutte contre l’Axe et le régime de Vichy. Les FFL recrutent de nombreux soldats africains, appélés les « indigènes ».

La Résistance intérieure

Sur le territoire français, la Résistance naît après 1940 et se structure lentement en mouvements et réseaux. Elle recrute ses partisans principalement après l’invasion de l’URSS et surtout après l’instauration du STO que de nombreux jeunes Français refusent .

Les résistants agissent dans la clandestinité. Ils diffusent des informations, participent à des réseaux d’évasion, commettent des actes de sabotage, s’organisent en maquis combattants.

Victimes de la répression de l’armée allemande et de la Milice française, ils sont soutenus par une partie de la population qui leur procure abri et nourriture. Certains Français s’engagent eux-mêmes pour cacher des Juifs chez eux.

La Résistance unifiée participe à la libération du territoire

A partir de 1941, le général de Gaulle tente d’unir les mouvements de Résistance intérieure et de les placer sous son autorité. En 1943, l’objectif est atteint grâce à Jean Moulin qui crée le Conseil national de la Résistance (CNR).

Le programme du CNR est double : libérer le territoire et refonder la République française détruite par Pétain.

Le débarquement des Alliés en Normandie (6 juin 1944) puis en Provence (15 août 1944) lance la Libération du territoire. Les FFL et les Forces françaises de l’Intérieur (FFI) participent aux combats. Beaucoup de pieds noirs algériens et « d’indigènes » (tirailleurs, tabors, goumiers , maghrébins et sénégalais) participent au débarquement en Provence (l’armée B du général De Lattre). De Gaulle prend la tête d’un Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).

Pétain est jugé en juillet 1945 pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice, il est, par arrêt du 15 août 1945, frappé d’indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort. Pierre Laval, en fuite à la Libération, est arrêté, condamné à mort pour haute trahison et complot contre la sûreté intérieure de l’État par la Haute Cour de justice et est fusillé.

L’ensemble du cours en images

Exercice à trous 3etheme1st1

QCM 3e  Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale.
Affiches de propagande pour le régime de Pétain et Vichy

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Affiches de propagande pour la résistance et contre Vichy

Compléments

0001SYNTHESE expériences totalitairesSYNTHESE expérience du Front populaire

SYNTHESE Deuxième Guerre mondialeSYNTHESE Résistance françaiseSYNTHESE Collaboration et résistance


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