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Thème 1 histoire l’Humanité

 

La longue histoire de l’humanité et des migrations

Les débuts de l’humanité

La révolution néolithique

Premiers États, premières écritures

Les notions du thème

ACTIVITÉS

  • Les débuts de l’humanité : des faits scientifiques 3h

Tâches complexes, classe divisée en deux groupes : 2 sujets autour des métiers scientifiques et de la préhistoire. Paléontologues, généticiens et glaciologues racontent les premiers hommes et leurs migrations (LLS, p. 27 doc. 2, p. 28 doc. 1 et 2, p. 29 doc. 3, p. 30 doc. 1, p. 31 doc. 3, p. 31 doc. 4).

 

Les Archéologues partagent leurs découvertes (LLS, p. 29 doc. 4, p. 31 doc. 4, p. 32 doc. 1 et 2, p. 33 doc. 3 et 4, p. 36 doc. 2, p. 37 doc. 4).

Travail à 4, restitution à l’oral devant la classe, 10 minutes, co-évaluation (AP, avec grille oral).


Sédentarisation et activités humaines 2h

Élaboration commune d’un tableau pour visualiser les différences de chronologie selon les lieux des foyers et de la diffusion de l’agriculture et de l’élevage durant le néolithique. Construction du tableau à partir d’un planisphère (LLS, p. 42-43).

Travail individuel  pour compléter le tableau. Tableau évalué (AP, note perfectible) – personnalisation du tableau souhaitée, évaluation dans le cahier.

 


  • Les premiers agriculteurs et éleveurs  2h

DOSSIER les premiers agriculteurs et éleveurs (LLS, p. 44-45 questions 1 et 2). Travail en binôme évalué (AP).


  • Les cités-États et les premières écritures 4h

4 DOSSIERS différents étudiés en groupe. La cité-État d’Uruk (LLS p. 60-61, synthèse), les premières écritures (LLS p. 62-63, tâche à réaliser), la cité-État d’Ur (Hatier p. 54-55 synthèse), la cité-État de Mari (Hachette p.40-41, synthèse). Travail en groupe (4), oral de 10 minutes, co-évluation (AP, grille oral).

Les Dates

Le vocabulaire

 

Sites

la préhistoire et les scientifiques : Paléontologue, glaciologue, généticien, archéologue (fichier métier de l’ONISEP)

Vidéo

Pascal Picq et les migrations préhistoriques

Carte mentale du thème

Le cours

  1. Les débuts de l’humanité

Homo habilis naît en Afrique

A partir des découvertes scientifiques actuelles on estime que l’humanité apparaît en Afrique. Entre 3 millions d’années et 200 000 avant J.-C. environ plusieurs espèces d’êtres humains naissent et cohabitent sur ce continent. Les plus anciens outils fabriqués par Homo habilis ont été retrouvés là-bas.

Il y a environ 2 millions d’années, des groupes d’Homo erectus, poussés par des changements climatiques, sortent d’Afrique et s’installent en Asie et en Europe.

Vers 400 000 avant J.-C., les êtres humains savent entretenir le feu dans un foyer. Le feu améliore et transforme leur vie (alimentation, protection, éclairage).

Les migrations des premiers hommes

Les Homo sapiens, comme tous les hommes du Paléolithique, sont des nomades. Ils vivent de chasse, de collecte, de pêche et de cueillette. Ils parcourent presque toute la planète, depuis l’Afrique jusqu’en Amérique, à la suite des troupeaux qu’ils chassent.

Ces grands voyageurs sont aussi les premiers artistes : ils peignent sur les parois des grottes. Vers 100 000 avant J.-C., ils cohabitent avec au moins six autres espèces d’êtres humains. Mais les Homo sapiens demeurent la seule espèce d’êtres humains vers 15 000 avant J.-C. Nous sommes donc tous des Homo sapiens.

Des découvertes scientifiques encore fragiles

Nos connaissances des premiers êtres humains et de la préhistoire reposent sur la découverte d’ossements et de traces d’activités humaines peu nombreuses. De nouvelles découvertes remettent régulièrement en cause ce que l’on croyait établi : par exemple homo sapiens a bien vécu avec homo Néandertal et un métissage ancien entre les hommes de Néandertal et les humains anatomiquement modernes aurait été découvert.

Les paléontologues, les glaciologues, les généticiens, les archéologues, les géologues mais aussi les appareils de la physique-chimie permettent de progresser dans les découvertes.

Espèces Période (millions d’années) Répartition Taille adulte

(m)

Poids adulte

(kg)

Volume cérébral

(cm³)

Découverte fossile Date de découverte /
de publication du nom
Homo sp. 2,8 Éthiopie (Afrique) 1 mandibule 2013 / 2015
H. habilis 2,5 — 1,5 Afrique 1,0 — 1,5 30 — 55 600 Nombreux 1960 / 1964
H. rudolfensis 1,9 Kenya 1 crâne 1972 / 1986
H. georgicus 1,8 — 1,6 Géorgie 600 Peu 1999 / 2002
H. ergaster 1,9 — 1,25 Est et Sud de l’Afrique 1,9 700 — 850 Nombreux 1975
H. erectus 2(1,25) — 0,3 Afrique, Asie (Java, Chine, Caucase), Europe 1,8 60 900 — 1100 Nombreux 1891 / 1892
H. cepranensis 0,8 ? Italie 1 calotte crânienne 1994 / 2003
H. antecessor 0,8 — 0,35 Espagne, Angleterre 1,75 90 1000 3 sites 1997
H. heidelbergensis 0,6 — 0,25 Europe, Afrique, Chine 1,8 60 1100 — 1400 Nombreux 1908
H. naledi ? Afrique du Sud 1,5 45 465 — 563 Au moins 15 individus 2013 / 10 Septembre 2015
H. neanderthalensis 0,23 — 0,03 Europe, Ouest de l’Asie 1,6 55 — 70 1200 — 1700 Nombreux (1829) / 1864
H. de Denisova 0,04 Sud-Ouest de la Sibérie (Altaï) Très peu 2010
H. rhodesiensis 0,3 — 0,12 Zambie 1300 Très peu 1921
H. sapiens 0,3 — présent Monde 1,4 — 1,9 55 — 80 1000 — 1850 Actuel — / 1758
H. floresiensis 0,10 — 0,012 Indonésie 1,0 25 400 7 individus 2003 / 2004

Tableau comparatif des espèces du genre Homo


  1. La révolution néolithique.

Au Néolithique, l’agriculture sédentarise l’homme

La révolution néolithique a débuté il y a 10 000 ans environ. Elle a d’abord eu lieu au Moyen-Orient dans la région du Croissant fertile.

Les hommes et les femmes commencent à cultiver des plantes vers 9 000 avant J.-C. Vers 8 000 avant J.-C., ils apprennent à élever certains animaux. Ils continuent cependant à chasser et pêcher.

Les premiers villages apparaissent. Les hommes deviennent sédentaires.

La révolution néolithique se diffuse à l’échelle de la planète

Vers 5 000 avant J.-C., des groupes d’hommes et de femmes suivent les côtes européennes. Ils s’installent dans des villages situés au bord des rivières. Ils cultivent surtout le blé et l’orge et élèvent des moutons et des chèvres.

Ailleurs dans le monde, l’homme découvre d’autres cultures : la banane en Nouvelle-Guinée, le riz en Asie, le sorgho en Afrique, le maïs en Amérique et élève d’autres espèces animales.

Des progrès importants

La « révolution néolithique » s’accompagne de progrès techniques. Les archéologues ont découvert des outils en pierre polie, comme des haches pour couper le bois, des faucilles pour couper des céréales ou encore des vestiges de charrues qui servaient à creuser des sillons et à semer des graines. Les femmes et les hommes du Néolithique modifient leur environnement.

Dans les villages, ils fabriquent des poteries, tissent ou travaillent le métal. C’est le début de l’artisanat et donc des échanges entre les peuples. Les archéologues ont également retrouvé des traces qui révèlent des croyances religieuses.


  1. Les premiers États et les premières écritures

Les premiers États

L’agriculture se développe en Mésopotamie et le long du Nil en Égypte. Les hommes se regroupent alors et fondent des villes vers 3500 avant J.-C. Elles s’organisent  bientôt en États.

Des cités-États apparaissent dans le pays de Sumer, tandis qu’en Égypte des villes se regroupent et forment un empire.

L’organisation des premiers États

Les premiers États sont gouvernés par des rois, entourés d’administrateurs et de soldats. En Égypte, le roi est appelé pharaon.

En Mésopotamie, des cités-États sont indépendantes et se font souvent la guerre.

Des prêtres sont dédiés au culte des nombreux dieux égyptiens et sumériens : les premiers États sont polythéistes. La plupart des habitants sont paysans ou artisans.

Le rôle de l’écriture

Vers 3500 avant J.-C., les premières écritures apparaissent : les hiéroglyphes en Égypte, les signes cunéiformes en Mésopotamie et en particulier dans le pays de Sumer.

L’écriture permet d’abord de compter (les hommes, les soldats, les récoltes, le bétail, les richesses du palais…) ; elle est aussi utilisée pour la correspondance entre rois. Elle est également le moyen de transmettre et diffuser des récits, des connaissances scientifiques et des lois.

Ce passage de la transmission orale à la transmission écrite constitue le passage de la préhistoire à l’histoire.

L’ensemble du cours en images

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