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Thème 1 Géo Urbanisation du monde

L’urbanisation du monde

»» Espaces et paysages de l’urbanisation : géographie des centres et des périphéries.

»»Des villes inégalement connectées aux réseaux de la mondialisation.

Les notions du thème

Activités en classe

  • L’urbanisation, un fait majeur de la mondialisation : des espaces et des paysages 5h

Photographies de paysages urbains (Paris, Lagos, Los Angeles, Shanghaï) à identifier et à classer selon les formes d’organisation urbaine d’aujourd’hui : banlieue pavillonnaire, quartier des affaires, périphérie de grands ensembles, centres anciens, zones d’activités (industrielles ou tertiaires…), quartiers “gentrifiés”, quartiers d’habitat spontané.

Travail en binôme, diaporama noté. Passage à l’oral. Co-évaluation (AP avec grille).

Lagos (Nigéria, Afrique) – Paris (France, Europe) – Shanghai (Chine, Asie) – Los Angeles (États-Unis, Amérique)

anigif lagosanigif los angelesanigif parisanigif shanghai

  • La connexion des villes aux grands réseaux de la mondialisation  est un second fait majeur 7h

Connexion et réseaux : deux études de cas traitent de l’inégale connexion des villes aux réseaux de la mondialisation et de ses conséquences.

EDC 1 Istanbul : identifier les principaux types d’espaces et de paysages de la métropole en suivant un plan proposé sous la forme de tableaux. Travail en binôme, puis restitution orale. Co-évaluation.

EDC 2 Détroit : travail sur l’image photographique et Google earth pour visualiser les conséquences de la mondialisation sur une métropole mal insérée. Préparer une intervention orale devant la classe pour présenter et expliquer le phénomène de Shrinking city (ville rétrécie). Co-évaluation.

 

Les chiffres et le vocabulaire

Principaux repères spatiaux à connaître

  • les métropoles les plus grandes et les mieux connectées du monde ;
  • la localisation des cas étudiés sur des cartes à différentes échelles.

Carte mentale du thème

Cartes et schémas

Le cours

  1. Espaces et paysages de l’urbanisation : géographie des centres et des périphéries

Depuis 2008, on estime que plus de la moitié des 7 milliards d’humains vivent dans des villes. Le taux d’urbanisation global est en constante augmentation. La ville, notamment la métropole, accompagne la mondialisation qui met en concurrence les espaces urbains à toutes les échelles.

L’essor des villes

Le monde s’urbanise à grande vitesse. Aujourd’hui, 55% de la population mondiale vivent en ville, contre 30 % en 1950 et 10 % en 1900. On estime qu’en 2050 deux tiers des êtres humains vivront en ville.

Les taux d’urbanisation varient selon les continents (52% en Afrique et en Asie, 75 à 85 % en Europe, en Amérique et en Océanie), mais un phénomène de rattrapage est en cours.

La croissance urbaine est surtout très forte dans les pays en développement : environ  4,5%  en Afrique contre 1% en Europe ou en Amérique du Nord par exemple. Cela s’explique à la fois par la croissance démographique des villes, mais également par l’exode rural.

Plus d’habitants, plus de superficie

Les villes comptent de plus en plus d’habitants. On dénombre ainsi près de cent agglomérations de plus de 5 millions d’habitants dans le monde.

Les villes s’étendent également en superficie. Les plus grandes absorbent alors leurs banlieues et deviennent des agglomérations. La superficie de l’agglomération de Los Angeles a ainsi doublé depuis les cinquante dernières années. Celle de Dakar a été multipliée par cinq. De nombreuses villes s’étendent aujourd’hui sur plusieurs milliers de kilomètres carrés.

Des paysages urbains variés

Les villes ont de multiples fonctions et accueillent des populations diverses. Elles héritent d’un patrimoine urbain différent selon les cultures. Cela se traduit par des paysages d’une grande variété.

En Europe, les centre- villes comportent souvent des bâtiments historiques, ce qui n’est pas le cas dans les downtown d’Amérique du Nord. Les fonctions économiques se retrouvent aussi bien dans les ZIP que dans les CBD ou les marchés. L’habitat oppose des quartiers résidentiels privilégiés et des éco-quartiers aux ghettos et aux bidonvilles.

Les villes connaissent un renforcement de leur poids démographique, économique et politique, et une forte extension spatiale. Ces dynamiques ne remettent pas en cause leur organisation ancienne en centres et périphéries.

Mais « centres » et « périphéries » sont divers, dans un espace urbain de plus en plus étalé, en lien avec des mobilités quotidiennes en forte hausse.

Les « centres » et « périphéries » sont également fragmentés, illustrant à cette échelle les effets paradoxaux de la mondialisation. Le centre ou les centres (économiques, décisionnels, politiques) ne sont d’ailleurs plus forcément localisés au cœur historique des métropoles. Ces dynamiques spatiales, liées aux stratégies des acteurs de la ville ainsi qu’à leurs représentations, réorganisent les territoires urbains et métropolitains. L’extension spatiale et la multiplicité des liens fonctionnels qui existent entre des métropoles peuvent parfois donner naissance à des mégalopoles, qui agglomèrent alors plusieurs villes et métropoles sur de très grandes distances.


  1. Des villes inégalement connectées aux réseaux de la mondialisation

À l’échelle mondiale, les métropoles constituent des nœuds stratégiques de réseaux permettant l’interconnexion des différents acteurs de l’économie-monde et des différentes échelles territoriales et économiques. La position respective des villes dans la hiérarchie urbaine mondiale dépend de leur place dans les réseaux constitués par les flux économiques, financiers et de communications. Au sommet, quelques métropoles, dans leur majorité portuaires, constituent un réseau de villes dites mondiales qui accumulent les principaux pouvoirs du commandement politique, géostratégique, économique (sièges sociaux des grandes firmes transnationales, activités financières, services de haut niveau, innovation) et culturel.

Des villes en déclin dans la mondialisation

À l’opposé, certaines villes connaissent un phénomène de déclin urbain, désigné par l’expression de « shrinking cities », que l’on peut traduire par « rétrécissement » pour caractériser des formes de décroissance.

Ce déclin est :

  • urbain et se manifeste par la multiplication des friches (usines, logements vacants ou à l’abandon…) et le délaissement de certains quartiers, soit dans les quartiers péricentraux, soit même parfois dans la ville-centre historique ;
  • démographique et économique, marqué par la perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois ;
  • social avec le développement de la pauvreté, du chômage et de l’insécurité.

À l’échelle mondiale, ces villes en déclin peuvent être analysées comme ne parvenant pas à refonder leur potentiel économique, social et urbain sur des bases nouvelles afin de se (re)connecter aux grands réseaux et flux d’échanges de la mondialisation. Les plus anciennes villes touchées par ce phénomène ont été les villes de traditions industrielles d’Europe et d’Amérique du Nord. C’est surtout le cas aux États-Unis (Detroit ou Cleveland ) et en Europe (Glasgow). Les paysages de ces villes se transforment avec l’apparition de friches industrielles. Le manque de moyens financiers des mairies pour résoudre les difficultés accélère parfois ce processus.

Mais le phénomène se diffuse dans toutes les régions du monde, notamment dans les pays émergents. Ce processus de déclin demeure cependant relativement limité.

Des villes en croissance dans la mondialisation

La mondialisation représente aussi parfois une opportunité de développement. Certaines villes, longtemps isolées réussissent à s’insérer dans les réseaux mondiaux pour développer de nouvelles ressources.

C’est le cas par exemple, de villes du golfe persique ou de Chine. Celles-ci tirent des ressources d’activités (tourisme, vente d’arts …) destinées à une clientèle mondiale disposant d’un haut niveau de vie.

Des villes qui s’adaptent à la mondialisation

Des villes anciennes réussissent aussi à s’adapter à la mondialisation et à poursuivre leur croissance (Istanbul en partie). Cela passe notamment par des opérations de rénovation urbaine ou de reconversion. Avec la construction de technopôles ou de CBD. C’est le cas de Paris ou de Londres.

Certaines grandes villes sont engagées dans un phénomène de métropolisation. Ainsi, si les agglomérations de New York ou de Tokyo étaient indépendantes, elles seraient les 14e et 15e puissances économiques mondiales. Les villes sont donc différemment touchées par la mondialisation. Il faut cependant aussi noter qu’elles en sont un des acteurs majeurs, les pôles  principaux.

Vidéos

Étude de cas 1 : Istanbul, de la mégapole à la métropole mondiale, une ville intégrée à la mondialisation

Étude de cas 2 : Détroit, Une ville qui “rétrécit” (shrinking city)


L’ensemble du cours en images

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