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Thème 3 Histoire Empire Romain/Chinois

 

L’empire romain dans le monde antique

 

Les notions du thème

Dates

Ier-IIe siècles : l’Empire romain au temps de la Pax romana.

IIe siècle avant J.-C. – IIe siècle après J.-C : la Chine impériale des Han.

Ier-IVe siècles : les débuts du christianisme.

Les Activités

Les conquêtes romaines aux Ier et IIe siècles 2h

Carte des conquêtes romaines aux Ier et IIe siècles, p. 129. Étude précise, chronologie et légende pour comprendre les conquêtes.

Oral : présentation, commentaire, analyse devant la classe de la carte projetée. Travail individuel, noté et perfectible.


Le rôle unificateur du pouvoir impérial 2h

Dossier : l’empereur Trajan, conquérant et unificateur de l’Empire romain

Dossier (manuel Magnard) distribué par groupes de quatre avec différenciation : niveau 1 Je situe, niveau 2 Je comprends des documents, niveau 3 Je raisonne. 1 heure en classe pour traiter les questions, 1 heure de mise en commun.

 


La Rome impériale 1h

La Rome impériale est présentée au moyen de reconstitutions 3D : les forums impériaux

Les forums impériaux sont un ensemble de grandes places occupant une zone de plus de 500 mètres de long sur 300 mètres de large environ, situé au nord-est du forum romain, la place publique des Romains. Leur construction s’étale sur près de deux siècles (entre 54 av.J.-C. et 113 ap. J.-C.). Jules César (100 av. J.-C.- 44 av. J.-C.) lance la construction d’une vaste place fermée à proximité de l’ancien forum de la République. Les empereurs Auguste (63 av. J.-C. -14 apr. J.-C), Vespasien (9 -79), Domitien (51-96) et enfin Trajan ( 53-117) poursuivent cette construction urbaine et politique.

Travail en commun. Exercice de repérage dans le temps et dans l’espace entre chaque vidéo. Lecture préalable du plan et de l’image reconstituée. Vidéos 1 à 6.


La romanisation : l’exemple de la cité d’Arles 1h

A partir de la cité d’Arles : observer les vestiges archéologiques, les lieux et les monuments caractéristiques de la culture romaine. Dossier (manuel Belin pp. 112-113) distribué par groupes de quatre, voir exercice guidé.

Vidéo sur le théâtre d’Arles.


Les relations de l’Empire romain avec les autres mondes anciens : l’ancienne route de la soie et la Chine des Han 1h

Réalisation au format A3 d’un sketchnoting sur la route de la soie : carte de la route de la soie projetée au vidéo projecteur, dossier manuel de classe pp. 160 à 173. Aide carte mentale si besoin.


Les Chrétiens dans l’Empire romain 2h

L’essentiel en schéma, carte mentale incomplète, à compléter à l’aide du manuel scolaire (LLS, 144 à 159).

Vocabulaire

Cartes

Documents

Vidéos

Le cours

  1. Conquêtes, paix romaine et romanisation.

Un vaste empire

Un enchaînement de conquêtes

Au IIIe siècle avant J.-C., toute la péninsule italienne est dominée par les Romains. Petit à petit, ils font la conquête des territoires autour de la Mer Méditerranée et Rome finit par éliminer la cité ennemie de Carthage. Au Ier siècle avant J.-C., Rome soumet complètement la Gaule grâce à la victoire de Jules César à Alésia. Puissants dans tout le bassin méditerranéen, les Romains désignent la Méditerranée « mare nostrum » c’est-à-dire « notre mer ».

Pendant l’Empire, les conquêtes sont poursuivies et étendent le territoire de l’Empire de la Mésopotamie à la Bretagne (Angleterre) en passant par l’Afrique du Nord et l’Espagne. C’est grâce à son armée, puissante et disciplinée que Rome a pu étendre ainsi son territoire. Mais certaines régions, les plus éloignées font souvent l’objet d’attaques répétées des Barbares. Les empereurs y envoient donc leurs légionnaires défendre les limites de l’Empire et font construire un mur de fortifications pour protéger les frontières appelé « limes ».

Diversité des peuples, unité impériale

La population romaine compte environ 70 millions d’habitants au IIe siècle. Étendu à de très vastes régions, l’Empire rassemble des peuples, des cultures et des modes de vie très divers. En matière de religion, les habitants de ces provinces romaines conservent leurs propres croyances ou bien adhèrent à celles de Romains en y incorporant les leurs.

Ce sont les empereurs qui assurent l’unité de l’Empire. A la fois chefs politiques, militaires et religieux, ils exercent un pouvoir absolu sur les populations de l’Empire mais ne pouvant pas administrer seuls les 40 provinces de l’Empire, les empereurs délèguent leur pouvoir d’administration à des gouverneurs.

Partout dans l’Empire est célébré le culte impérial dans lequel la personne de l’empereur est vénérée comme un dieu.

Rome, capitale de l’Empire rayonne d’un immense prestige. C’est la ville (l’Urbs), admirée de tous et modèle pour les autres villes de l’Empire. Ainsi elle contribue à l’unité de tout l’Empire.

La romanisation

Un empire en paix et prospère

Pendant plusieurs siècles, l’Empire connaît la paix romaine (Pax romana). Les Romains ont réussi à sécuriser leur vaste territoire ce qui a pour effet d’encourager les activités économiques dans les provinces et de développer l’agriculture, le commerce et l’artisanat. Des voies et des axes de circulation terrestres sont construits et entretenus, de même que les ports et routes maritimes sont sécurisés.

Rome, capitale de cet immense empire s’enrichit et devient la capitale économique faisant converger vers elle des marchandises de tout l’Empire et même au-delà de celui-ci.

Les villes favorisent la romanisation et la citoyenneté romaine

Rome devient le modèle urbain dans toutes les provinces de l’Empire. De nombreuses villes inspirées par elle voient le jour. Elles sont construites sur le même plan géométrique (decamus et ordo) et s’organisent autour de la place centrale (le forum). Elles se couvrent également de nombreux monuments identiques à ceux de Rome comme les thermes, les théâtres, le cirque, les arcs de triomphe et l’amphithéâtre. De nombreux temples sont aussi érigés en l’honneur des dieux romains de l’empereur.

Petit à petit, les habitants des provinces adoptent le mode de vie des Romains et le latin. C’est ce qu’on appelle la romanisation de l’Empire.

De plus en plus de citoyens romains

Les citoyens romains ne sont d’abord constitués que d’hommes libres d’Italie. Mais progressivement, les empereurs accordent la citoyenneté romaine à tous ceux qui ont servi Rome en la défendant ou bien en participant à son administration. De plus en plus d’habitants des provinces intègrent cette citoyenneté jusqu’à ce que l’empereur Caracalla étende celle-ci à tous les hommes libres de l’Empire en 212.


  1. Les relations de l’Empire romain avec les autres mondes anciens : l’ancienne route de la soie et la Chine des Han dans un monde polythéiste.

L’Empire romain et les autres mondes

Les Romains réalisent des échanges avec toutes les provinces de l’Empire mais ont également des contacts avec des peuples et des civilisations lointaines d’Orient bien en dehors du territoire impérial.

Des caravanes parcourant parfois plus de 7000 kilomètres à travers l’Asie et la Perse transportent jusqu’à l’Empire et ses rivages méditerranéens des épices et des tissus de soie, des parfums venus d’Inde ou encore des pierres précieuses. Seuls les Romains qui sont riches peuvent avoir accès à ces produits d’un commerce lointain et cher mais leur vie s’en trouve transformée car ouverte sur d’autres civilisations.

Intermédiaires obligés de par leur position privilégiée sur « la route de la soie », les marchands perses diffusent aux Romains ces produits rares par des relations commerciales fructueuses. Mais l’Empire romain et l’Empire parthe (perse) entretiennent des relations conflictuelles. Ces relations difficiles poussent les Romains et les Chinois à mieux se connaître et à se rapprocher diplomatiquement.

L’Empire chinois des Han

La dynastie Han règne sur la Chine de 206 av J.-C. à 220 ap J.-C. Elle compte 28 empereurs, c’est la première dynastie impériale par sa durée. C’est une période féconde et mouvementée marquée par des expéditions en Asie centrale, la route de la soie, un milieu de fonctionnaires dévoués, des empereurs érudits, mais aussi par des troubles sociaux.

C’est avec la vieille dynastie des souverains Han  que l’Empire romain développe le plus de contacts. Les souverains Han étendent leur empire en Asie vers le sud de la Chine, au nord-est vers la Corée et à l’ouest en ouvrant la route de la soie qu’ils protègent des invasions des peuples du nord comme les Mongols en érigeant la « Grande muraille », une ligne de défense et de fortifications.

La dynastie des Han organise l’administration de l’Empire chinois en recrutant des fonctionnaires compétents au service de l’empereur et dans les provinces chinoises.

A la tête d’environ 60 millions de Chinois, la dynastie des Han fait preuve d’une grande vitalité économique et technique. Bien en avance sur les civilisations du pourtour méditerranéen, c’est une brillante civilisation qui sait déjà depuis des siècles filer et tisser la soie, produit rare et précieux dont les Chinois préservent le secret  de fabrication. Inventions et techniques de la Chine des Han : le papier, l’encre, le collier d’attelage des chevaux.

Du côté des arts, la Chine exprime un raffinement dans beaucoup de domaines comme la broderie de la soie, la peinture à l’encre et la sculpture de la terre cuite ou du bronze.


  1. Des Chrétiens dans l’Empire.

Une nouvelle religion monothéiste

Jésus et son enseignement

Les historiens ne connaissent que peu de choses certaines et vérifiées du personnage de Jésus. Celui-ci aurait vécu en Palestine à l’époque où les Romains l’avaient conquise. Peuplée des Hébreux appelés aussi les Juifs cette région attend d’être délivrée de cette occupation romaine par un envoyé  (le messie) de leur dieu Yahvé pour rétablir son royaume : le royaume d’Israël.

Ce sont des textes religieux, écrits bien après sa mort (le Nouveau Testament), qui nous ont rapporté la vie et le message de Jésus. D’où une certaine méfiance de la part des historiens qui préfèrent s’appuyer sur de nombreuses sources pour l’existence d’un fait. A partir de l’année de ses trente ans, Jésus de Nazareth aurait parcouru la Palestine en délivrant un message d’amour et promettant la vie éternelle au royaume de Dieu, après la mort. Petit à petit de nombreux hommes et femmes l’auraient considéré comme le messie attendu par le peuple juif.

Son message bousculant l’autorité des grands chefs religieux juifs, ceux-ci le déclarèrent comme étant un imposteur. Quant aux Romains, pour eux Jésus Christ était un agitateur et représentait un risque de troubles à l’ordre. Jésus fut arrêté et crucifié mais, pour les Chrétiens, il aurait ressuscité avant de rejoindre Dieu et aurait demandé aux apôtres, ses disciples, de diffuser sa parole auprès de tous les hommes.

Les premières communautés chrétiennes

L’apôtre Pierre fait naître les premières communautés de Chrétiens en Palestine. Celles-ci vont se développer progressivement en Asie et en Grèce auprès des non juifs sous l’impulsion de Paul Tarse au Ier siècle.

Très imprégnées des pratiques et des croyances du judaïsme, les communautés chrétiennes s’en éloignent de plus en plus lorsqu’à la fin du Ier siècle, les textes fondateurs du christianisme vont être rédigés. Ces textes y amènent les communautés chrétiennes à respecter des règles de vie fondées et inspirées par les actes et les paroles de Jésus comme la prière, le baptême et la communion (partage du pain et du vin).

Le christianisme dans l’Empire romain

Le temps des persécutions

Dans l’Empire, les Chrétiens rencontrent très vite l’hostilité des populations et de l’empereur qui y voit une perte d’autorité par la remise en cause du culte impérial par ces nouveaux croyants. Cette remise en cause fait qu’ils sont alors considérés comme de mauvais citoyens et pratiquent leurs croyance en secret ce qui a pour effet de renforcer la méfiance  des Romains et le mystère autour de celles-ci. En 64, les persécutions contre les Chrétiens commencent à Rome avec l’accusation à leur encontre lancée par l’empereur Néron qui leur reproche d’avoir incendié la ville.

Mais les violences ont un effet contraire car le courage des martyrs chrétiens impressionne les spectateurs entraînant de nombreuses conversions et n’entament pas la détermination des Chrétiens pour diffuser le christianisme à travers l’Empire.

Vers un christianisme impérial

La conversion de l’empereur Constantin et la mise en place de l’édit de Milan en 313 autorisant la pratique du christianisme dans tout l’Empire en accélère la diffusion. L’empereur Théodose Ier publia l’édit de Thessalonique en 380 : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l’évêque d’Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

A la fin de l’Empire, les populations de toutes les provinces doivent alors adopter le christianisme qui est devenu la religion officielle de l’Empire et les cultes païens sont interdits.

L’Église chrétienne s’organise

De plus en plus nombreuses les communautés chrétiennes doivent s’organiser. A leur tête les évêques par des conciles fixent définitivement les croyances, les pratiques et les fêtes religieuses au IVe siècle. Auprès des populations chrétiennes se tiennent les prêtres chargés de relayer les croyances et d’assurer les rites du culte dans les lieux consacrés comme les basiliques.

Le christianisme se développe très fortement dans les villes mais s’impose plus difficilement auprès des populations des campagnes qui conservent leurs croyances et leurs pratiques païennes.

 

L’ensemble du cours en images

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