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Thème 1 Géo Dynamiques territoriales

Dynamiques territoriales de la France contemporaine


»» Les aires urbaines, une nouvelle géographie d’une France mondialisée.

»» Les espaces productifs et leurs évolutions.

»» Les espaces de faible densité (espaces ruraux, montagnes, secteurs touristiques peu urbanisés) et leurs atouts.

Les notions du thème

Activités

  • Étude comparative aire métropolitaine/grande aire urbaine et leurs espaces productifs. 5h+2h 7h

1ère étape : choisir un espace productif.

  • un quartier d’affaires (La Défense),
  • une plate-forme intermodale (Coquelles à Calais, Roissy…)
  • un district ou un pôle industriel (Choletais, vallée de l’Arve, Dunkerque, St Nazaire…)
  • un technopôle (Meylan à Grenoble, aéronautique à Toulouse…)
  • une zone industrialo-portuaire (Le Havre)
  • une région agricole (vignobles du Bordelais ou de Champagne, agro-alimentaire en Bretagne…)
  • un espace touristique (les Alpes du Nord, ou une station balnéaire, ou encore un parc touristique et de loisirs)

2ème étape : trouver l’aire métropolitaine ou la grande aire urbaine qui est la plus proche de l’espace productif pris.

Construction d’un diaporama. Travail personnel noté, perfectible. Passage à l’oral pour certains.

Repérer les différents espaces qui composent l’aire urbaine et leurs dynamiques : les espaces centraux et péricentraux qui concentrent les emplois, les espaces périurbains et suburbains qui gagnent de la population résidente, même si ceux-ci sont aussi des espaces productifs.

Présenter l’espace productif.


  • Diversité des espaces de faible densité, atouts et dynamisme en lien avec les aires urbaines. 3h

Partir de la diversité des espaces de faible densité, comprendre leur faible densité, mesurer leurs atouts et leur dynamisme en lien avec les aires urbaines. Comprendre les défis multiples auxquels sont confrontés les espaces de faible densité et pourquoi certains attirent à nouveau.

Sujets au choix : Bourgogne, Landes de Gascogne, Luberon, Cévennes, Corse, Gers, Périgord, Béarn. Recherche sur Internet pour construire un corpus de documents : textes, chiffres, photographies, cartes. Forme de la production libre. Travail en binôme et évalué.


Des chiffres et le vocabulaire

Cartes

Carte mentale du thème

Le cours

  1. Les aires urbaines structurent le territoire.

La mobilité des Français a redessiné la géographie de la ville pour faire naître l’aire urbaine. Elle est caractérisée par les déplacements pendulaires quotidiens entre d’une part, des villes-centres qui concentrent les emplois, les fonctions de commandement et certaines populations, et d’autre part des espaces périphériques (banlieues et espaces périurbains) qui rassemblent une grande partie de la population et attirent certaines activités.

Les 354 aires urbaines du territoire métropolitain rassemblent 82 % de la population. L’urbanisation du territoire s’accompagne d’un phénomène de métropolisation. Les espaces urbains concentrent les activités et les hommes.

Rappel ! L’organisation et l’aménagement d’une aire urbaine varient en fonction de sa taille (aire urbaine, grande aire urbaine, aire métropolitaine).

L’insertion croissante du pays au processus de mondialisation et à la construction communautaire a contraint chaque territoire, à des échelles variées, à s’adapter.


  1. Les espaces productifs intégrés aux aires urbaines.

Les espaces productifs, producteurs de la richesse, s’insèrent de plus en plus dans des marchés et une division du travail européenne et mondiale toujours plus concurrentiels. Les espaces productifs sont donc liés à la mondialisation directement ou indirectement. Cela induit des dynamiques variées : innovation, développement, reconversion ou au déclin. Les espaces portuaires occupent une place singulière dans ce contexte, à la fois intégrés aux aires urbaines, aux systèmes productifs et à la mondialisation.

L’industrie française développe les secteurs de haute technologie pour affronter la mondialisation et construire la société du XXIe siècle. Les technopôles réunissent industries, universités et laboratoires de recherche. Ces espaces se localisent dans les périphéries des grandes villes (Paris, Lyon), dans des régions au climat agréable (Toulouse, Nice) mais aussi dans les espaces industriels en crise du Nord-est pour redonner une nouvelle activité (présence de la Mégalopole européenne).

Tous ces espaces industriels marquent les paysages par le gigantisme des installations, par les risques technologiques et la pollution qu’ils peuvent engendrer.

Les espaces agricoles occupent plus de la moitié du territoire national (climats favorables). Ils imprègnent fortement les paysages. Ces espaces agricoles se sont spécialisés en fonction des milieux : élevage intensif, céréaliculture, cultures maraîchères, viticulture. A l’inverse, la polyculture diminue (des cultures différentes pour un même exploitant).

Comme dans de nombreux pays développés, 75 % de la population active travaillent dans le secteur tertiaire.

Le secteur tertiaire englobe une multitude d’activités que l’on appelle les services :

  • services marchands comme le commerce, les transports ;
  • services non marchands gérés par l’État comme l’enseignement, la santé, la sécurité.

Les espaces tertiaires sont liés aux espaces urbains car leur activité dépend du nombre d’habitants. Plus la ville est grande plus les services sont nombreux.

La France accueille environ 80 millions de touristes par an, elle est la première destination mondiale. La majorité des touristes vient d’Europe. Paris est la première destination touristique du pays. C’est un tourisme culturel et urbain (musée du Louvre, cathédrale Notre-Dame, tour Eiffel, parc Eurodisney).

Désormais, le centre des villes, lieu du commerce de proximité et du commerce spécialisé, est de plus en plus concurrencé par les zones commerciales installées en périphérie des villes (plus d’espace pour les grandes surfaces).

Dans les grandes métropoles, la mondialisation de l’économie implique des quartiers d’affaires en constant développement ; c’est le cas de la Défense à Paris ou d’Euralille à Lille. Ces espaces bien desservis en infrastructures de communication (gare TGV, aéroport, autoroutes), intégrés à une métropole attirent les sièges sociaux des grandes entreprises (entreprises multinationales, banques, compagnies d’assurance). L’architecture de ces quartiers d’affaires est spécifique, composée de gratte-ciels, elle se rapproche des CBD du modèle américain.


  1. Des espaces de faible densité reliés aux aires urbaines.

Les espaces de faible densité, que l’on peut définir comme ceux qui comptent moins de 30 hab/km² , souvent moins bien connectés aux différents réseaux, n’en sont pas moins habités, exploités et valorisés.

Selon leurs capacités à valoriser leurs atouts, ils présentent des dynamiques différentes :

  • en déclin ;
  • en renouveau ;
  • attractif avec des néoruraux et des nouveaux retraités, une fréquentation saisonnière liée au tourisme, des activités agricoles labélisées (bio) ou spécialisées.

On trouve des espaces de faible densité sur tout le territoire français :

  • dans les espaces ruraux de plaine ou de bas-plateaux, (bordures du Bassin parisien, Bourgogne, Landes de Gascogne, Gers, Périgord, Béarn) ;
  • dans les espaces montagnards (Massif central, Alpes du Sud…) et notamment les montagnes méditerranéennes (Luberon, Cévennes, Corse…) ;
  • dans les espaces touristique.

L’exode rural, achevé il y a 40 ans, a souvent vidé ces campagnes.

Mais on observe également un étalement des espaces urbanisés sur le territoire rural. Ce mitage des zones rurales se caractérise par la multiplication des lotissements de maisons individuelles en périphérie des agglomérations. Il entraîne une augmentation de la mobilité quotidienne des habitants (déplacement vers la ville pour le travail).

Sur les 36 682 communes, une  sur deux est située en zone rurale (moins de 2 000 habitants). Elles accueillent 18 % de la popu­lation. Mais la société rurale d’aujourd’hui n’est plus une société paysanne : 7% seulement des ménages ruraux sont agriculteurs.

On parle de citadinisation. On vit à la campagne mais on travaille en ville et on se comporte comme un citadin.

Les campagnes périurbaines accueillent diverses activités : loisirs, tourisme, industries et services au détriment des activités agricoles.

L’étalement des villes menace directement l’environnement : paysages des campagnes dégradés, réseaux d’eau, de transports très étalés, pollution de l’environnement.

L’ensemble du cours en images

 


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