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Thème 2 Histoire 1945-2017

 

Le monde depuis 1945

»» Indépendances et construction de nouveaux États.

»» Un monde bipolaire au temps de la guerre froide.

»» Affirmation et mise en œuvre du projet européen.

»» Enjeux et conflits dans le monde après 1989.

Les notions du thème

Activités en classe

  • La décolonisation : carte mentale 3h

A Partir de la carte mentale du livre, développer et préciser les indépendances et la construction de nouveaux États (Magnard p. 124.). Sketchnoting attendu sur feuille A3, Travail individuel, note perfectible.


  • Monde bipolaire : travaux de groupe (à 4), un lieu ou une crise en lien avec une œuvre artistique idéologique 4h

Thématiques liées à ce monde bipolaire : relier un événement de la guerre froide (sujet, contexte historique, date, faits, acteurs, cause, conséquence…) à une œuvre artistique. Travail en groupe de 4, production numérique, diaporama ou montage vidéo.

  • Guerre idéologique, les supers héros de la BD américaine au service d’une idéologie (Bande dessinée

et Cinéma) – dossier documentaire.

  • La guerre du Vietnam au cinema – recherche sur Internet

  • Le projet européen : ses différents projets et leur contexte. 3h

Différents exemples de projets européens réalisés. Travail individuel évalué, production libre.

Les traités de Rome

http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/les-traites/synthese/les-traites-de-rome-1957.html

http://www.cvce.eu/fr/education/unit-content/-/unit/1c8aa583-8ec5-41c4-9ad8-73674ea7f4a7/a11f81b1-6c24-45af-8bc0-9845b4628672

L’Euro

http://www.touteleurope.eu/les-politiques-europeennes/economie-et-monnaie.html

http://www.touteleurope.eu/les-politiques-europeennes/economie-et-monnaie/synthese/l-euro.html

Le traité de Maastricht

http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/les-traites/synthese/le-traite-de-maastricht-1992.html


  • Un monde pluripolaire : travaux de groupe (à 4), cartographie des points de tensions, recherche d’explications. 5h

Travail en binôme, construire un cours sous forme de diaporama à partir de cartes et de photographies. Dossier documentaire remis sur 3 thématiques, construction d’un diaporama commenté devant la classe.

  • Terrorisme islamiste
  • USA après 11 septembre
  • Israël/Palestine

Les Dates

Le vocabulaire

Personnages et données

Carte mentale du thème

Sketchnoting, décolonisation et indépendance (lisa)

Le cours

  1. Indépendances et construction de nouveaux États.

L’indépendance négociée

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Europe conserve encore de vastes empires coloniaux. Mais la guerre a affaibli l’Europe et des mouvements indépendantistes se développent dans les colonies. Ils utilisent des moyens pacifiques (boycott des produits européens, grèves) ou violents (attentats) pour obtenir l’indépendance.

Les États-­Unis, l’URSS et l’ONU soutiennent ces mouvements indépendantistes. Dans le contexte de la Guerre froide, les deux grands recherchent de nouveaux alliés ; de son côté, l’ONU défend le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Dans ce contexte, certaines colonies parviennent à négocier pacifiquement l’indépendance avec leur métropole. C’est le cas de l’Inde en 1947 avec le Royaume-Uni et de 17 colonies d’Afrique noire (subsaharienne) avec la France.

Mais souvent des violences éclatent après l’indépendance. Hindous et musulmans s’opposent en Inde ce qui provoque la partition du pays.

L’émancipation par la guerre

Pour des raisons économiques, politiques, militaires, démographiques ou culturelles, certaines métropoles refusent de se séparer de leurs colonies. Des guerres d’indépendance sont menées. L’Indonésie se libère des Pays-Bas en 1949 et l’Indochine se libère de la France en 1954.

La guerre d’Algérie entre la France et les indépendantistes algériens dure 8 ans (1954-1962). L’État français refuse de perdre sa colonie de peuplement transformée en département. En plus de l’armée, la France utilise la torture pour combattre les indépendantistes. De leur côté, les indépendantistes commettent des massacres (y compris d’Algériens) et attentats contre des civils (Alger).

La difficulté à construire de nouveaux États

Les pays d’Afrique subsaharienne revendiquent une proximité culturelle avec la France et une appartenance à la Francophonie. Les anciennes colonies britanniques se réunissent au sein du Commonwealth.

Les nouveaux États expriment à la conférence de Bandung en 1955 leur difficulté à affirmer leur indépendance face aux colonisateurs. Ils proclament l’existence d’un Tiers Monde et donnent naissance à l’afro-asiatisme.

En 1961, à la conférence de Belgrade ils affirment leur choix de non-alignement (ni pour les États-Unis, ni pour l’URSS). Ainsi l’Inde devient un État-nation qui s’engage dans la voie de la démocratie. Elle choisit alors une voie moyenne entre le modèle socialiste et le modèle capitaliste ; l’État intervenant dans l’économie pour faire face au problème posé par la masse et la pauvreté de sa population.

Mais en majorité de nombreux États décolonisés demeurent sous la dépendance commerciale de leurs anciennes métropoles (ex : l’Inde) ou recherchent l’aide des deux Grands pour se développer (ex : l’Algérie avec l’URSS).

Les nouveaux États doivent faire face à de nombreux défis : politique, économique et social. Il s’agit de construire des États viables, de sortir du sous-développement et dans bien des cas de surmonter des conflits.

Dès la fin des années 1960, ces pays du Tiers Monde deviennent dépendants du prix des matières premières. Avec la chute des prix, leurs revenus baissent et le remboursement des intérêts des prêts au développement accordés par les pays développés devient plus difficile. Leur développement économique est ralenti.


  1. Un monde bipolaire au temps de la guerre froide.

La bipolarisation du monde

Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et l’URSS deviennent très vite rivaux. Les soviétiques cherchent à prendre le contrôle de toute l’Europe de l’Est y compris de Berlin partagée entre les Alliés. Le continent européen est partagé par un « rideau de fer ».

Chaque camp se construit avec des alliés.

Deux idéologies antagonistes

Le modèle américain défend le capitalisme (liberté économiqe) et la démocratie. Le modèle soviétique défend la dictature communiste pour le bien de tous.

Chaque camp s’oppose à l’autre et défend sa « vérité ».

Les deux blocs cherchent à discréditer l’adversaire aux yeux du monde par une intense propagande : c’est une guerre culturelle et idéologique.

La guerre froide comporte ainsi quatre aspects :

  • elle a une grande force de bipolarisation et oppose deux modèles ;
  • elle dérive sur des conflits qui n’ont pas toujours un lien direct avec l’opposition des deux blocs (comme le conflit israélo-palestinien ou le conflit indochinois) ;
  • elle paralyse l’ONU (droit de veto d’un des 5 membres du Conseil de sécurité dont l’URSS et les États-Unis) ;
  • elle ne prive pas les autres puissances de réaction (exemple de la politique extérieure du général de Gaulle ou de l’évolution de la Chine par rapport à l’URSS).

Pour éviter l’affrontement direct : l’équilibre de la terreur.

A partir de 1949, les deux camps disposent de l’arme atomique. Une guerre nucléaire est donc possible. Chaque camp se lance dans une « course aux armements » pour tenter d’être le plus fort. Mais une confrontation directe signifirait la disparition des deux adversaires, la guerre est donc indirecte, c’est l’équilibre de la terreur.  La rivalité s’installe également dans les domaines des arts, du sport et de la conquête spatiale.

La première crise entre l’URSS et les États- Unis éclate en Europe au sujet de l’Allemagne.

  • printemps 1948, réunion économique des zones américaine, française, britannique ;
  • réaction soviétique par le blocus terrestre de Berlin (jusqu’en mai 1949) ;
  • riposte des Etats-Unis par la mise en place d’un pont aérien pour ravitailler Berlin.
  • A partir de 1949 division durable de l’Allemagne en deux systèmes politiques et économiques opposés (R.F.A. et R.D.A.) ;
  • le 13 août 1961, un mur est construit par les Soviétiques pour arrêter la fuite par Berlin des Allemands de l’Est vers l’Ouest libre et prospère ;
  • le président des Etats-Unis soutient en juin 1963 les Berlinois de l’ouest en déclarant : « Ich bin ein Berliner » .

Au niveau mondial, les deux puissances nucléaires s’affrontent indirectement, en prenant part à des conflits extérieurs, comme pour la guerre de Corée de 1950 à 1953. Les Soviétiques soutiennent l’offensive nord-coréenne, les Américains envoient des troupes pour aider les Sud -Coréens à repousser les forces communistes du Nord.

La Guerre froide connaît son apogée en 1962 lors de la crise de Cuba. L’URSS fait installer des rampes de lance­ment de missiles nucléaires sur l’île de Cuba pointées vers le territoire américain. L’équilibre de la terreur semble rompu, une guerre nucléaire parait alors probable. Mais l’Union soviétique négocie une sortie de crise avec les Etats -Unis. La crise de Cuba fait éclater l’impossible face à face nucléaire et la modération des dirigeants soviétique et américain.

La détente et la fin de la guerre froide (1962-1991)

Après la crise de Cuba, débute une période d’apaisement entre les deux puissances : la

détente.

Des accords limitent le nombre d’armes nucléaires. Cependant, les deux pays restent

engagés dans des conflits, comme les États-Unis au Vietnam (1965 -1975) ou l’URSS en

Afghanistan (1979 -1988).

L’élection du président Reagan en 1980 voit le retour des États-Unis sur la scène

internationale et la reprise de la course aux armements (projet « star wars »). L’URSS est

incapable de financer cette nouvelle rivalité. En 1985, l’arrivée au pouvoir de

Gorbatchev en URSS s’accompagne d’une politique plus souple à l’égard des pays

du bloc de l’Est.

La contestation commence en Pologne et aboutit à l’effondrement des régimes

communistes en Europe de l’Est  en 1989 -1990. Le 9 novembre 1989, le mur de

Berlin est détruit, c’est la fin de la Guerre froide. L’Allemagne est

réunifiée en 1990.

En 1991, l’URSS éclate en 15 Républiques indépendantes avant d’être dissoute et

de redevenir la Russie.

3. Affirmation et mise en œuvre du projet européen.

La naissance d’un projet économique et politique en Europe : les traités de Rome

Après la Seconde Guerre mondiale et un premier projet commun autour du charbon et l’acier (CECA, 1951), six États européens se rapprochent pour protéger des liens fragilisés par la guerre froide. Le 25 mars 1957 la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne de l’Ouest (RFA) et l’Italie signent les traités de Rome (CEE et CEEA).

Les traités de Rome donnent naissance à un marché commun, des institutions politiques européennes, un drapeau, un hymne, une devise, des politiques communes. Une identité européenne se construit progressivement.

Entre 1957 et 1986, la CEE passe de 6 à 12 membres.

Un approfondissement du projet européen : le traité de Maastricht

Le 7 février 1993, le traité de Maastricht institue l’Union européenne qui remplace la CEE. Le traité de Maastricht donne naissance à l’euro (2002), à la citoyenneté européenne et à la libre circulation des Européens dans l’espace Schengen. Avec la fin de la guerre froide l’UE passe à 28 États en 2013.

Un projet européen désormais contesté.

Dès 2005, les Français et les Néerlandais rejettent une constitution européenne. L’UE n’est plus unie dans ses projets : des pays ne participent pas à la zone euro ou à l’espace Schengen. La crise économique de 2008 montre la fragilité du projet européen avec la crise financière et politique de la Grèce. Depuis 2014, la crise des migrants et le terrorisme islamiste remettent en cause la libre circulation des Européens dans l’espace Schengen. Le Royaume-Uni vote le 23 juin 2016 (51,9%) pour son retrait de l’UE (Brexit). L’UE passe à 27 !


4. Des enjeux et conflits dans le monde après 1989.

Un nouvel ordre mondial : 1991-2001

Les États-Unis demeurent la seule superpuissance en 1991. Ils se placent comme le « gendarme » du monde en intervenant en Irak lors de la première guerre du Golfe. La fin de la guerre froide favorise les solutions pacifiques : réunification des deux Allemagne (1990), accords de paix entre Israël et la Palestine (accords d’Oslo), droit d’ingérence de l’ONU pour intervenir dans des conflits intérieurs, création de la Cour pénale internationale (1998).

La fin de la guerre froide et l’écroulement progressif du bloc socialiste donnent donc naissance à un monde multipolaire, où la puissance se matérialise de diverses manières.

Le projet d’un « nouvel ordre mondial » voulu par le président américain George H. W. Bush le 11 septembre 1990 repose sur trois points :

  • la puissance américaine ;
  • la coopération internationale dans le cadre de l’ONU ;
  • l’expansion de la démocratie libérale

Mais « ce nouvel ordre mondial » échoue. La diplomatie américaine change de raisonnement dès 1994. Les États-Unis préfèrent l’unilatéralisme : prendre une décision d’intervention sans l’accord de l’ONU.

De nouveaux conflits et de nouvelles rivalités depuis 2001

D’anciens conflits persistent, et de nouveaux conflits, dont les racines plongent souvent dans le monde d’avant 1989, surgissent : guerre dans l’ancienne Yougoslavie communiste (1992-1995), guerres civiles au Rwanda (1994) avec le génocide de 800 000 tutsies, reprise du conflit israélo-palestinien avec la seconde intifada (révolte par les pierres).

Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis marquent la fin de la puissance incontestée  de la superpuissance. Des organisations  terroristes régionales et internationales se développent et frappent à travers le monde leurs ennemis : Al-Qaïda et Daech principalement. Le terrorisme international modifie la guerre conventionnelle. L’ennemi n’est plus un État identifié, le renseignement, l’usage de drones et la guerre électronique bouleversent les frontières (en 2016 les États-Unis disposent de plus de 9 000 drones). De nombreux civils sont victimes y compris lors de bombardements réalisés par l’Occident. La guerre passe aussi par l’image, Internet et les réseaux sociaux.

Les attentats du 11 septembre 2001 entraînent ainsi une intervention de l’ONU en Afghanistan, tandis que l’intervention d’une coalition dirigée par les États-Unis en Irak en 2003 déstabilise durablement le Moyen-Orient.

Un monde pluripolaire.

L’affirmation de nouvelles puissances comme les BRICS attise les rivalités territoriales dans de nombreuses régions du monde : en Ukraine, en mer de Chine méridionale, en Arctique et dans les passages stratégiques (détroits). Le Proche et Moyen Orient demeurent très instables (guerres civiles, ethniques, religieuses, nationalistes) et l’action des groupes terroristes compliquent la donne. Les cyberguerres bouleversent également les logiques traditionnelles de défense et d’attaque : les civils sont souvent les premières victimes.

L’ensemble du cours en images

 

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