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Thème 2 Géo mobilités humaines

Les mobilités humaines transnationales

»» Un monde de migrants.

»» Le tourisme et ses espaces.

Les notions du thème

Les chiffres et le vocabulaire

Étude de cas

Un exemple de lieu touristique privilégié : la Floride

Sites ressources

GéoConfluences Les nouvelles dynamiques du tourisme dans le monde

Carte mentale du thème

Le cours

  1. Un monde de migrants

Plus de 200 millions de migrants

Le monde d’aujourd’hui demeure très largement marqué par la sédentarité. Mais les migrations internationales concernent des effectifs considérables : plus de 232 millions de personnes en 2015, soit près de 3 % de l’humanité. Le nombre de migrants augmente depuis les années 60 : 77 millions de personnes en 1965, 111 millions en 1990.

Des mobilités « volontaires »

La géographie des migrations internationales s’explique par la mobilité liée au travail et à l’emploi. Elle peut-être volontaire mais elle est largement contrainte pour le plus grand nombre. La mobilité reflète les inégalités entre les territoires à l’échelle mondiale. Il y a les territoires émetteurs (pays que les migrants quittent) et les territoires récepteurs (pays où les migrants vont).

Elle s‘organise autour de grands systèmes continentaux :

  • mobilités « Suds-Nords », Amérique latine, Caraïbes g Amérique du Nord n Afrique-Maghreb g Europe ;
  • mobilités « Suds-Suds », Asie du Sud-Afrique- Proche-Orient g Golfe persique ;
  • mobilités « Nords-Nords », Europe orientale et centrale g Europe occidentale n Europe g Amérique du Nord n Europe g Europe, ce sont des flux de migrations plus spécifiques (travail qualifié, étudiants en formation, « fuite des cerveaux » vers les États-Unis ….)
  • mobilités inter-continentales, en Afrique, Asie, Amérique latine.

Les       migrations      s’accompagnent         de        plus     en plus de circulations une fois la migration accomplie. On observe un va-et-vient régulier du migrant entre son territoire d’origine et son territoire d’accueil pour des raisons familiales ou professionnelles. Ces circulations  s’expliquent par le maintien de relations multiformes : familiales, religieuses, économiques avec les transferts d’argent.  Le maintien de ces relations dans le cadre de diasporas forme des réseaux et des communautés. Ce phénomène contribue à la mondialisation mais aussi au développement de leurs régions d’origine.

Des mobilités involontaires, forcées

Les mobilités internationales forcées sont liées aux crises agricoles, aux guerres entre États et aux guerres civiles. Ces migrations forcées s’intensifient en particulier dans certaines régions de l’Afrique  sub-saharienne, en Asie ou, surtout, au Proche et Moyen-Orient.

Ces migrations concernent en premier lieu les États voisins de la zone de conflit (exemple, les civils syriens se réfugient en Turquie). Mais lorsque la crise dure dans le temps et qu’elle s’intensifie la migration déborde parfois largement du cadre régional ou sous-continental : ainsi l’Europe doit faire face aux réfugiés des crises afghane, irakienne  et syrienne.

L’accélération des migrations s’accompagne d’une diversification des profils des migrants. Les migrations sont aussi familiales, féminines, des mineurs isolés migrent également. On assiste désormais à des migrations climatiques (suite à une inondation par exemple).

Des pays récepteurs ouverts, fermés

Dans le contexte des flux multidirectionnels et d’itinéraires changeants, les frontières sont plus ou moins ouvertes et plus ou moins poreuses, selon les stratégies mises en place par les différents États qui définissent aussi des statuts juridiques bien différenciés pour les migrants entrant, transitant ou vivant sur leur territoire. La fermeture de certaines frontières passe parfois par la mise en place de barrières ou de murs sur des centaines de kilomètres. Ce sont souvent les migrants les plus fragiles (mobilités forcées) qui sont les moins bien accueillis. Les migrants sont alors contraints de vivre sur les frontières dans des camps, des centres de transit ou de rétention (exemple à Calais entre la France et le Royaume-Uni).


  1. Le tourisme et ses espaces

Le tourisme, un phénomène mondial et mondialisé

Le tourisme est  une mobilité volontaire et d’agrément (une mobilité qui plaît) à des fins personnelles ou professionnelles. Le tourisme est lié à la mondialisation :

  • par sa diffusion à l’ensemble de la planète : les flux touristiques touchent des espaces de plus en plus nombreux et lointains, rendus accessibles par les moyens de transports à une population, financièrement plus ou moins aisée, dont les demandes répondent souvent à la circulation de modes et d’images ;
  • par l’importance des flux touristiques internationaux (plus d’un milliard de personnes ont traversé une frontière à des fins touristiques), la diffusion des mobilités touristiques à un grand nombre de pays, dont les pays émergents (la Chine par exemple), et les interdépendances entre les lieux sur de très grandes distances.

Des lieux touristiques mondialisés

Les lieux privilégiés du tourisme mondialisé sont multiples :

  • les bassins principaux (Europe, Méditerranée, Caraïbes, Asie, Amérique, …) ;
  • les grandes métropoles (New York, Londres, Paris, Barcelone…) ;
  • les stations touristiques mondiales (Cancun, Miami, Nice…).

Les littoraux, les montagnes, les parcs et les mégapoles sont les espaces privilégiés du tourisme. La mondialisation du tourisme participe à l’uniformisation des modes de vie (exemple les parcs Disney : Disneyland en Californie (1955), Walt Disney World Resort en Floride (1971), Tokyo Disneyland au Japon (1983), Parc Disneyland en France (1992), Hong Kong Disneyland en Chine (2005), Shanghai Disneyland en Chine (2016)).

Des lieux touristiques qui transforment les territoires

Le tourisme transforme de manière considérable les territoires. Il nécessite l’aménagement d’anciens et de nouveaux lieux touristiques : stations, parcs, métropoles…). Ces aménagements touristiques concernent les acteurs du tourisme, les lieux et les espaces. Ils ont parfois des conséquences sur la vie quotidienne des résidents locaux et sur les espaces naturels : conflit d’acteurs et d’usage, pollution. C’est pourquoi le tourisme est devenu un enjeu de développement durable avec un impact humain, économique et environnemental.

L’ensemble du cours en images

 

anigif bandea

 

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