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Thème 3 géo Mondialisation

Des espaces transformés par la mondialisation

Les notions du thème

Activités réalisées en classe

  • Mers et océans : un monde maritimisé 5h

La classe travaille sur 3 sujets d’étude différents. Groupes de 4 par niveau, restitution individuelle du travail ou collective à l’oral.

1er sujet niveau 1 : suivre sur un planisphère le trajet d’un porte-conteneur. A l’aide d’une feuille de route les élèves tracent le trajet sur un planisphère et les éléments qui s’y rattachent (flux du commerce mondial, les routes utilisées, les grands ports concernés et mettre en évidence les points de passage stratégiques, les zones de piraterie, les principales façades maritimes).  Production attendue : un croquis interactif (sur Umap : https://umap.openstreetmap.fr/fr/)

2nd sujet niveau 2 : étudier la transformation des mers par l’homme, l’exploitation de leurs ressources et leur vulnérabilité (zone           de pêche, exploitation off-shore, repérage des grands vortex de plastique) à partir de l’exemple de la Mer de Chine méridionale (Corpus numérique documentaire) – Production attendue : construction d’un sketchnoting.

3e sujet niveau 3 : LA GÉOPOLITIQUE DE L’ARCTIQUE

Les enjeux et les conflits de puissance, les revendications territoriales, les politiques des différentes puissances sur mer et sous les mers sont étudiés et cartographiés avec l’exemple de l’Arctique. – Production attendue : compte rendu oral du groupe devant la classe.


  • L’adaptation du territoire des Etats-Unis aux nouvelles conditions de la mondialisation 4h

 À partir de photographies, de paysages et de cartes réunis dans un dossier, il s’agit d’étudier l’adaptation du territoire des États-Unis, « grande puissance attractive », aux nouvelles conditions de la mondialisation. Cette étude porte sur des lieux en crise et en restructuration comme : les régions en crise du Nord-Est, les Appalaches, le Vieux Sud…). Elle présente ensuite des lieux dynamiques et en forte croissance : les grandes métropoles mondiales, les façades maritimes du Nord-Est, de Floride ou de Californie.

Un croquis des principales régions et de leurs dynamiques est réalisé après l’étude du dossier. Travail individuel & évalué. Note perfectible.


  • L’Afrique du Sud, une grande puissance africaine intégrée dans l’économie mondiale 4h

Étude de cas. Classe répartie en trois, travail en binômes. Production d’une infographie sur la région africaine attribuée.

Manuel de classe EDC AFRIQUE AUSTRALE pages 314 à 317

Manuel de classe EDC AFRIQUE DE L’EST pages 312 à 313

Manuel de classe EDC AFRIQUE DE L’OUEST pages 308 à 311

Lien: Venngage

Pour d’autres ressources web2.0 en infographie : https://outilstice.com/2015/08/10-outils-en-ligne-pour-creer-des-infographies/

Un croquis présentera l’Afrique : la diversité de ses territoires et les dynamiques de la mondialisation mais aussi ses fragilités structurelles. Manuel de classe page 323

Le vocabulaire

Chiffres & Cartes

Vidéos

Le cours

1. La mondialisation depuis la mer.

80 % des échanges mondiaux sont réalisés par voie maritime le long d’itinéraires et de routes stables empruntés par des flottes de plus en plus puissantes. Ainsi les espaces maritimes fournissent 33% des hydrocarbures et sont parcourus chaque année par 500 00 navires de commerce. La baisse des droits de douane et la conteneurisation des marchandises ont permis de rendre plus rentable le transport maritime.

Certains lieux de passage occupent une place stratégique : les détroits     et canaux. Ils sont de plus en plus protégés des actes de piraterie.

Ces phénomènes entraînent une très forte dépendance des territoires aux espaces maritimes. De même, les espaces maritimes sont de plus en plus occupés et transformés par l’homme. Ce phénomène n’est pas encore généralisé à l’échelle du globe mais il s’intensifie.

Surtout, on assiste aujourd’hui à la maritimisation d’un nombre croissant d’États littoraux qui se tournent de plus en plus vers la mer pour des raisons géoéconomiques et géopolitiques. Ils se dotent des moyens leur permettant d’affirmer leur souveraineté  territoriale :

  • ZEE, zones économiques exclusives ;
  • mise en valeur de leurs richesses maritimes ;
  • intégration aux échanges mondiaux.

Les espaces maritimes deviennent des « territoires ». Les grandes puissances qui sont toutes des puissances maritimes et navales (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon…) tentent de profiter pleinement de leur ZEE et recherchent le contrôle de nouveaux espaces maritimes (océan glacial Arctique). Cela produits des tensions, voire des conflits. Ainsi, le trafic est peu important sur l’océan Arctique mais il devrait s’amplifier rapidement en raison du réchauffement climatique (la mer reste sans glace plus longtemps). Plus un État s’engage dans une littoralisation de son développement, plus il participe au processus de maritimisation de l’économie mondiale. Ainsi, les grandes façades maritimes polarisent souvent :

  • les plus fortes densités de population ;
  • les lieux les plus convoités du monde ;
  • les plus grandes métropoles ;
  • les plus puissants appareils portuaires.

Les principales façades maritimes se situent en Asie orientale, au Nord de l’Europe, en Amérique du Nord.

Les mers et océans sont devenus des espaces de ressources et d’échanges très importants (pêche, hydrocarbure, transport maritime). Cela produit également une pression de l’homme sur le milieu marin de plus en plus forte : pollution, épuisement des ressources naturelles, fragilisation ou disparition d’espèces naturelles. Les milieux océaniques sont fragilisés par l’action de l’Homme : surpêche, destruction des mangroves (écosystème de marais maritime incluant un groupement de végétaux  spécifiques principalement ligneux  ne se développant que dans la zone de balancement des marées, appelée estran, des côtes basses des régions tropicales), des récifs coralliens. La pollution continentale se retrouve dans les océans qui absorbent le gaz carbonique et deviennent de plus en plus acides. Pourtant mers et océans régulent le climat sur la Terre et sont des espaces de ressources de premier plan. Il est donc important à l’échelle mondiale de s’orienter vers un développement maritime et littoral plus durable.

2. L’impact de la mondialisation sur les territoires

2.1. L’adaptation du territoire des Etats-Unis aux nouvelles conditions de la mondialisation.

Les États-Unis demeurent la 1ère puissance économique et maritime mondiale grâce à plusieurs atouts :

  • ZEE mondiale d’une superficie de 11 351 000 km2
  • Systèmes portuaires performants avec deux façades maritimes majeures (Pacifique et Atlantique) ;
  • intensité de leur trafic maritime en lien avec leur puissance économique ;
  • la puissance navale de l’US Navy.

Les États-Unis fondent leur dynamisme, leur rayonnement et leur puissance sur leur capacité à s’adapter à la mondialisation. La littoralisation se poursuit en réponse à la maritimisation de l’économie mondiale. Sur le territoire, c’est le dynamisme des zones transfrontalières qui est important.

Leur domination économique s’appuie sur plusieurs atouts :

  • sur de puissantes FTN ;
  • sur le dollar ;
  • sur la Bourse de New York ;

La puissance étasunienne se manifeste par un soft power diffusé dans le mode entier : langue, séries, films, alimentation, mode… Ces éléments font des États-Unis un territoire attractif.

Mais on observe sur le territoire des États-Unis une mondialisation sélective. Des espaces sont totalement intégrés au monde :

  • Mégalopolis
  • Sun Belt
  • CBD
  • Pôles technologiques
  • Lieux touristiques

D’autres espaces au contraire sont marginalisés ou moins dynamiques :

  • Centre du pays
  • Quartiers pauvres et dégradés des métropoles.

2.2. Les dynamiques d’un grand ensemble géographique africain.

Le continent africain est encore trop souvent perçu comme étant en marge de la mondialisation contemporaine. Pourtant l’Afrique depuis des siècles a été en lien avec le reste du monde mais souvent de façon forcée : trafic d’esclaves, colonisation, exploitation de ses ressources naturelles, dépendance persistante après les indépendances, engagement pour le développement et l’humanitaire….

L’Afrique d’aujourd’hui est bien insérée dans la mondialisation, mais souvent à partir d’une position secondaire, inégale et dominée. Elle cherche désormais à devenir autonome et à agir directement sur les marchés mondiaux grâce à la mise en valeur de ses immenses ressources (agricoles, énergétiques et minières). Ses réserves de terre attirent les investisseurs notamment chinois (phénomène de Land grabbing).

L’Afrique est devenue le premier foyer de croissance urbaine dans le monde. Sur un milliard d’Africains, près de 40 % vivent déjà en milieu urbain. Le taux d’urbanisation devrait atteindre 50 % en 2030. Le continent africain est plus urbanisé que l’Asie du Sud (34 %) et compte déjà autant de villes millionnaires que l’Europe. En 2050, un quart de la population mondiale sera africaine. L’urbanisation stimule les investissements dans le secteur des infrastructures et de la construction, notamment en matière de logements et de bureaux.

Face aux défis de l’urbanisation et du développement de manière plus générale, le renforcement massif de la présence chinoise en Afrique depuis les années 2000 constitue une évolution majeure et entraîne une redistribution des cartes mondiales. La Chine contribue au décollage du continent par l’augmentation des dépenses en faveur des infrastructures. En retour, l’Afrique est devenue pour la Chine un marché et un laboratoire, notamment pour les entreprises de construction, qui y gagnent progressivement des parts de marché. La place qu’occupent les entreprises chinoises dans le secteur de la construction en Afrique est ainsi profondément lié à la mondialisation. La Chine contribue à accélérer le rattrapage économique de l’Afrique en finançant et en aidant à la construction d’infrastructures (autoroutes, ponts).

C’est à l’échelle des aires régionales que l’on peut percevoir ces différentes réalités et dynamiques. La mondialisation est au cœur du développement et se traduit par des inégalités territoriales et sociales, des choix d’aménagement et d’intégration régionale. Ainsi de nombreux chantiers ont pour but de connecter l’Afrique au reste du monde : aéroports, ports de conteneurs.

L’ensemble du cours en images

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