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Thème 3 Géo Espaces peu peuplés

 

Habiter un espace de faible densité

»» Habiter un espace à fortes contraintes naturelles ou/et de grande biodiversité.

»» Habiter un espace de faible densité à vocation agricole

Les notions du thème

Activités

Étude de cas d’espaces à fortes contraintes 3h

A partir de l’étude de cas donnée en classe, recopier le tableau et le compléter sur une double page (format paysage). Manuel de classe, le Sahara pp.216-219, le Groenland (NATHAN) pp.200-203, la forêt amazonienne (NATHAN) pp. 204-205, Ladakh dans l’Himalaya (NATHAN) pp. 206-207.

Travail en binôme, le tableau doit être personnalisé, note perfectible. Chaque sujet sera présenté à l’oral devant la classe par un binôme.

  localisation Chiffres clés Les contraintes Adaptation des habitants et aménagements Des contraintes transformées en atouts Confronter les points de vue et les pratiques des acteurs sur le territoire étudié
Lieu étudié Superficie

Nombre d’habitants

Densité


Habiter un espace de faible densité à vocation agricole 3h

Études de cas : comparaison d’une une campagne intégrée, intensément mise en valeur et articulée à d’autres espaces, notamment urbains, et d’un espace rural fragile en déclin et sous contraintes.

4 sujets répartis avec différenciation : sujet 1 campagne intégrée Grandes Plaines (4 pages manuel NATHAN), sujet 2 campagne intégrée Texas Boeuf (4 pages manuel MAGNARD), sujet 3 espace rural fragile Madagascar (2 pages manuel NATHAN), sujet 4 espace rural fragile Sahel (4 pages manuel MAGNARD).

Travaux en binôme avec restitution orale de 10 minutes. Co-évaluation.

Le vocabulaire & les chiffres

Cartes & diagrammes 

Vidéos en lien avec l’EMC

 

Serious Game en lien avec l’EMC

« Le principe du jeu est d’accompagner l’un des enfants proposés sur la carte mappemonde (3 sont extraits du long métrage, trois du documentaire) et de faire le trajet avec lui jusqu’à l’école.

Parmi les personnages, nous retrouvons Zahira (Maroc), Devi (Inde), Erbol (Khirgizie), Jackson (Kenya), Francklyn (Madagascar), et Carlito (Argentine). Le temps de trajet est souvent très long, plusieurs obstacles peuvent empêcher d’arriver à temps, des dangers subsistent. Le jeu propose d’avancer par étape avec des choix à faire pour progresser dans l’aventure. Il prend la forme d’un cahier d’écolier émaillé des notes de voyage de l’enfant.  » (source : http://education.francetv.fr/matiere/education-civique/ce1/jeu/les-chemins-de-l-ecole)

Mise en perspective photographique

Le cours

  1. Habiter les espaces à fortes contraintes naturelles

Les différents types de contraintes naturelles

Il est plus difficile pour les hommes de s’installer en dehors des régions tempérées car l’agriculture et la survie des hommes dépendent d’abord des températures trop élevées ou trop basses de certaines régions.

De même, le relief parfois très accidenté et l’altitude trop élevée limitent le développement de l’agriculture mais aussi les déplacements des hommes.

Quant à l’isolement de certains espaces sur la planète, il contraint les hommes dans leur accès aux ressources car il leur faut alors parfois faire de longues distances pour y avoir accès. La végétation dense de certaines régions équatoriales  rend difficile le développement de sociétés humaines en réduisant les possibilités d’y cultiver des terres.

Mais, depuis toujours, l’homme s’adapte aux contraintes naturelles rencontrées, que ce soit pour des raisons de survie, culturelles ou par choix économique. Dans les déserts du Sahara ou de Namibie, les hommes sont restés nomades pour survivre. Mais dans le Sahara, d’autres ont construit des villes pour y exploiter le pétrole ou le gaz naturel.

De nombreux aménagements facilitent l’adaptation des hommes aux contraintes naturelles : tunnels, ponts, barrages, digues etc… Ainsi certains aménagements permettent à des espaces à fortes contraintes de devenir des espaces  ayant des atouts économiques : c’est le cas des stations en montagne.

Cependant, les aménagements humains entraînent des phénomènes de pollution ou de gestion de ressources qui menacent la biodiversité de ces espaces.

En somme, l’intensité des contraintes dépend de la société qui est y confrontée et de son niveau de développement. Les espaces de faible densité sont très différents. Ils reflètent des modes d’habiter et de relations au territoire différents. Les espaces de faible densité ne sont pas figés mais au contraire marqués par des dynamiques diverses et en relation avec le monde.


  1. Habiter un espace de faible densité à vocation agricole

Les espaces agricoles dans le monde

La population mondiale est de plus en plus une population urbaine (55% d’urbain pour 45% de ruraux environ). Mais en Afrique et dans une grande partie de l’Asie la population rurale est encore majoritaire dans certaines régions. Pour autant, ces espaces ne sont pas densément peuplés et concentrent surtout des activités agricoles.

Les espaces agricoles dans les pays développés

Dans les pays développés, c’est l’agriculture intensive et commerciale qui domine. Complètement mécanisées, les exploitations agricoles connaissent ainsi de forts rendements dont les productions sont destinées aux consommateurs dans les villes. Les espaces agricoles de ces pays sont intégrés la plupart du temps à la filière agro-alimentaire (exemple aux Etats-Unis, l’Etat du Texas  a développé une forte industrie du bœuf). Cependant, ce type de développement agricole entraîne des dégradations importantes de l’environnement en polluant les eaux et les sols.

Les espaces agricoles des pays en voie de développement

Dans ces pays, c’est une agriculture traditionnelle et vivrière qui est pratiquée. Mais elle ne permet pas toujours de nourrir tous les nombreux habitants des campagnes qui préfèrent fuir vers les villes. Cet exode rural provoque ainsi la désertification des campagnes de ces pays.

Les agriculteurs  cherchent donc à mettre en culture de nouvelles terres mais souvent au détriment des forêts comme pour les fronts pionniers d’Amazonie.

Il reste que certaines campagnes, financées la plupart du temps par des organisations internationales,  se modernisent en introduisant de nouvelles cultures comme le coton ou le café et transforment leur agriculture en une agriculture commerciale.

En somme, ces espaces sont soumis à des évolutions accélérées : croissance démographique, pression sur les ressources, insertion dans la mondialisation… Désormais les espaces de faible densité sont connectés au reste du monde. Leur insertion est liée à l’exploitation de matières premières, à l’ouverture de fronts pionniers, ou encore à la mise en tourisme du territoire. Ces dynamiques, notamment observées à des échelles fines, amènent à relativiser la contrainte ; ainsi le résident permanent ne porte pas nécessairement sur la contrainte le même regard que le pratiquant occasionnel, comme le touriste et le travailleur temporaire. Elles sont sources de conflits d’usages et d’acteurs.

L’ensemble du cours en images

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