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Thème 2 Histoire 19e siècle

 

L’Europe et le monde au XIXe siècle

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Le cours

  1. L’Europe de la révolution industrielle.

Révolution industrielle ou industrialisation ?

La « révolution industrielle » commence en Angleterre dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Les modifications de l’économie suivent un rythme accéléré. Dans les autres pays on parle « d’industrialisation » pour décrire le phénomène de montée de l’industrie. En effet, les transformations de l’économie sont plus lentes et progressives qu’en Angleterre. La naissance et le développement de l’industrie se caractérisent par : la division du travail, des effectifs importants de salariés et la mécanisation.

Pour distinguer les progrès industriels et les types d’énergie utilisés on parle alors de première et de seconde révolution industrielle. On distingue ainsi la période de la première révolution industrielle, marquée par le charbon, le moteur à vapeur et les progrès de l’industrie textile et de la métallurgie du fer. A partir des années 1870, on parle de la seconde révolution industrielle marquée par l’électricité, le pétrole, le moteur à explosion, les progrès de la métallurgie de l’acier et de l’aluminium. Dans un contexte d’expansion sans précédent des échanges maritimes, le rôle de la finance et la concentration industrielle sont accrus par la seconde révolution industrielle. La crise de 1873, qui marque le début d’une longue phase de ralentissement de la croissance jusqu’en 1896, commence par une crise bancaire.

L’industrialisation  et   ses conséquences économiques

La machine à vapeur actionnée grâce la nouvelle énergie du charbon est à l’origine de cette mutation économique. Utilisée dans la métallurgie, les chemins de fer ou le textile, l’industrialisation se diffuse à travers toute l’Europe au milieu du XIXe siècle et connaît une seconde phase de développement vers 1880 grâce au pétrole et l’électricité.

Les usines se développent dans lesquelles des milliers d’ouvriers travaillent à augmenter la production grâce à la mécanisation. Cette production en masse fait baisser les prix de revient des produits qui s’échangent de plus en plus facilement. Les banques prêtent l’argent nécessaire aux investissements des usines comme l’achat de machines ou la construction de chemins de fer pour distribuer les produits usinés. Les entreprises commencent à émettre des actions.

L’industrialisation  et   ses conséquences sociales : une nouvelle hiérarchie sociale

La société du XIXe siècle est encore majoritairement paysanne mais la vie et le travail des agriculteurs sont fortement transformés par la mécanisation ou l’emploi d’engrais chimiques. De leur côté, les ouvriers ne cessent d’augmenter et occupent une place de plus en plus importante dans la société. Parallèlement, les employés de magasins ou de banque vont former un nouveau groupe social : c’est la naissance des classes moyennes, plus instruites et nées aussi de l’épargne.

La sidérurgie et les mines marquent les paysages industriels ruraux créant des « pays noirs  tandis que les usines transforment les villes.

Petit à petit, le niveau de vie augmente et le progrès technique se développe pour offrir une vie plus confortable dans les sociétés européennes.  Peu de travailleurs restent indépendants comme les artisans ou les agriculteurs. Beaucoup deviennent ouvriers salariés des patrons dans les usines où les conditions de travail sont souvent pénibles. Ils organisent des grèves ou des manifestations pour réclamer une amélioration de ces conditions qu’ils obtiennent par l’adoption de lois sociales mais  l’arrivée de crises économiques ralentit la production des usines et des entreprises créant du chômage.


  1. Les transformations de l’Europe.

De nouvelles façons de penser la société

L’industrialisation et la transformation de la société qu’elle entraîne permettent l’émergence de nouvelles idéologies politiques.

D’un côté, le libéralisme politique fait la part belle aux investissements des entrepreneurs, défend la propriété privée et refuse l’intervention de l’Etat dans le circuit de l’économie et la question sociale.

De l’autre, le socialisme développe la lutte contre la bourgeoisie en dénonçant l’exploitation des plus pauvres et cherche à instaurer la révolution du prolétariat.

A la fin du XIXe siècle, l’Eglise catholique défend quant à elle une troisième voie : celle d’un catholicisme social qui dénonce les abus du patronat tout autant qu’elle combat l’idéologie d’une révolution sociale.

1848, année des mutations politiques et culturelles.

L’année 1848 est révélatrice des changements importants qui surviennent en Europe. 1848 est par ailleurs la dernière année de la grande famine irlandaise, qui a commencé en 1845 et accroît le mouvement d’émigration vers les États-Unis. Cette année 1848 est enfin celle où la France rejoint l’Angleterre en abolissant l’esclavage dans ses colonies (rôle de Victor Schoelcher).

En France, les différences sociales sont profondes et les conditions de vie des ouvriers très difficiles. La révolution de 1848 met un terme définitif à la royauté et instaure la IIe République. C’est l’époque de la mise en place du droit au travail pour les ouvriers et l’instauration des ateliers nationaux qui luttent contre le chômage en fournissant un travail obligatoire et un salaire aux ouvriers parisiens. Mais cette expérience est de très courte durée.

Dans le reste de l’Europe, les idées des libéraux et des défenseurs des nations progressent en entraînant des révoltes contre les pouvoirs en place dans un « printemps des peuples ». Allemands et Italiens réalisent leur unité nationale à la fin du XIXe siècle.

Croissance démographique et émigration européenne

Au seuil du XXe siècle, l’Europe a plus que doublé sa population et compte quelques 400 millions d’habitants. C’est la baisse de la mortalité grâce aux progrès de la médecine et des progrès de l’agriculture, vers la fin du XIX e siècle, qui expliquent cette forte croissance démographique. Les villes, alimentées par l’exode rural, se développent rapidement.

Plusieurs dizaines de millions d’Européens, dont énormément d’Irlandais et d’Italiens  émigrent du « vieux continent » pour fuir la famine ou la misère. Ils sont attirés par de meilleures conditions de vie dans des pays « nouveaux »  (États-Unis, Brésil, Canada, Australie).


  1. Conquêtes et sociétés coloniales au XIXe siècle.

Des conquêtes longues et violentes

Tout au long du XIXe siècle, les Etats européens prennent possession de territoires en Afrique et en Asie et y créent des colonies. Les  motivations de cette conquête coloniale sont à la fois politiques et économiques.

La France, l’Angleterre, la Belgique y trouvent une source d’approvisionnement en matières premières et des débouchés commerciaux pour leurs produits industriels. En contrôlant ces nouveaux territoires les pays d’Europe voient leur puissance augmenter face au reste du monde.

Parallèlement, les Etats européens pensent qu’ils ont une mission civilisatrice à effectuer auprès des populations des colonies qu’ils jugent inférieures et auxquelles ils pensent apporter le progrès.

C’est par la guerre que la plupart des conquêtes ont lieu car les rivalités entre les Etats européens sont nombreuses. Le mouvement de course à la colonisation s’accélère vers la fin du XIXe siècle.

Des sociétés exploitées et sous le contrôle des Etats européens

En France, l’action des hommes politiques comme Jules Ferry (voir son discours page 8) ou celle de militaires comme Joseph Gallieni à Madagascar ou Hubert Lyautey au Maroc marque cette conquête et les sociétés coloniales qui s’y installent.

Hubert Lyautey au Maroc

Dans les colonies, ce sont les représentants de la métropole qui gouvernent et qui ont le contrôle de ces territoires. Dans quelques colonies les élites locales peuvent être intégrées pour des missions administratives ou de police.

Les Européens s’attribuent les terres les plus fertiles et les ressources minières et font construire les routes, les ports et les lignes de chemin de fer par les travailleurs indigènes (travail forcé après la fin de l’esclavage) pour permettre l’exploitation des productions agricoles ou des minerais extraits.

Tandis que les missionnaires européens convertissent les populations au christianisme, les indigènes doivent apprendre les langues des colons et accepter la diffusion de leur culture en allant à l’école ou en se faisant soigner dans les hôpitaux construits où domine la médecine occidentale.

Les populations colonisées sont toujours considérées comme inférieures et elles sont soumises au travail forcé (Magagascar). Un régime de l’indigénat est créé en Algérie puis étendu à toutes les colonies françaises. Les colonisés sont appelés indigènes, ils sont privés de leur liberté individuelle et politique. Les résistances et les révoltes sont réprimées par la force par les Européens (comme Gallieni à Madagascar)

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