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Thème 1 histoire VIe-XIIIe siècles

 

Chrétientés et Islam (VIe-XIIIe siècles), des mondes en contact.

»» Byzance et l’Europe carolingienne.

»» De la naissance de l’islam à la prise de Bagdad par les Mongols : pouvoirs, sociétés, cultures.

Les notions du thème

Activités réalisées en classe

  • L’Empire byzantin et l’Empire carolingien 4h

2 études distinctes, la classe est partagée en deux « empires ». Travaux de groupes (à 4) soit sur l’empire byzantin (manuel de classe p.16-17), soit sur l’empire carolingien (manuel de classe p.18-19). Restitution orale de 10 minutes, co-évaluation.


  • Naissance de l’Islam, installation, califat 2h

Tableau proposé comme modèle, construction d’un tableau synthétique à l’aide du manuel de classe p.30-40 (travail individuel) – personnalisation du tableau souhaitée, évaluation dans le cahier, note perfectible.

Muhammad Grandes pratiques

 de l’islam

Coran Conquêtes Califat Civilisation, rayonnement

  • Les contacts entre Chrétiens et entre Chrétiens et Musulmans  3h

Manuel de classe 32 et DOSSIER (manuel et http://ddc.arte.tv/cartes/65#) distribués sur les contacts rugueux (les croisades) et  sur les contacts fructueux. Travail individuel, réalisation d’une carte mentale ou d’un sketchnoting. Travail noté, note perfectible.

Le vocabulaire

Les repères dans le temps

Personnages historiques

Sites  

Arte Contacts rugueux et fructueux entre l’Occident et l’Orient http://ddc.arte.tv/cartes/65#

Carte mentale

Cours

  1. Byzance et l’Europe carolingienne

De l’empire romain d’Orient à l’empire byzantin

Dans le monde chrétien, la notion d’empire est un héritage de la romanité. Cet héritage est double et parfois conflictuel depuis la division de l’empire romain en deux parties : un empire romain d’Occident et un empire romain d’Orient. En 380, l’empereur Théodose pour l’Orient et l’empereur Gratien pour l’Occident avaient fait du christianisme la religion officielle de l’empire romain : le caractère sacré de l’empereur renvoie donc à sa relation avec l’Église chrétienne.

Ainsi, le titre « d’Auguste » (empire romain d’Occident), qui donne à l’empereur et à son autorité (auctoritas) un caractère sacré, devient à Constantinople (empire romain d’Orient) le titre de « Basileus ». Quand Charlemagne se fait couronner empereur en 800, il reprend le titre « d’Auguste » (empire romain d’Occident).

Les empereurs byzantins se perçoivent comme des empereurs romains. Ainsi au VIe siècle, Justinien 1er (527-565) tente de dominer l’ensemble du bassin méditerranéen. Il rédige son code de lois en latin.

L’empire byzantin évolue au fil des siècles. Son christianisme se distingue peu à peu de celui de Rome. Ses pratiques diffèrent avec le mariage des prêtres, le culte des images, la messe en grec et le baptême (triple immersion). Cela donne naissance à un nouveau courant chrétien : la religion orthodoxe. Sa population délaisse le latin au profit du grec. Son territoire est désormais centré sur les Balkans et l’Asie mineure.

La formation de l’empire carolingien

En Occident, la dynastie carolingienne est fondée par Pépin le Bref qui devient roi en 751. Son fils Charlemagne continue son œuvre en défendant la Chrétienté. Il évangélise les Saxons. En 800, il est couronné empereur à Rome. Il dirige son empire depuis Aix-la-Chapelle en s’appuyant sur les comtes et les évêques. Il surveille leurs actions grâce aux missi dominici.

Pour améliorer la connaissance du christianisme, l’empereur encourage le développement de la culture et des lettres. A la mort de Charlemagne, comme le veut la tradition germanique, son empire est partagé entre ses trois petits-fils. C’est le partage de Verdun en 843. Trois royaumes remplacent l’empire.

Deux mondes menacés.

L’empire byzantin et l’Occident font face à de nombreuses invasions à partir du IXe siècle : les Viking au Nord, les Arabes au Sud et les Hongrois, les Slaves et les Bulgares à l’Est.

Les rivalités s’accentuent également entre les chrétiens d’Occident et les chrétiens d’Orient. Les différences religieuses et les oppositions politiques aboutissent au schisme de 1054 :  Églises chrétiennes séparées, celle du patriarche de Constantinople et celle du pape de Rome. La rupture est définitive lors de la quatrième croisade avec le pillage et la prise de Constantinople en 1204 par les croisés.

L’empire byzantin se remet difficilement de cette épreuve et il disparaît avec la prise de la ville par les Turcs en 1453.


  1. De la naissance de l’Islam à la prise de Bagdad par les Mongols : pouvoirs, sociétés, cultures du VIIe au XIIIe siècle.

Naissance d’un empire musulman

Muhammad naît à la Mecque en Arabie vers 570. De nombreuses tribus chrétiennes, juives ou polythéistes y vivent alors. En 612, Muhammad affirme avoir reçu une révélation d’Allah (Dieu). Il est désigné alors comme le dernier prophète. Il impose une nouvelle religion monothéiste appellée l’Islam. Face à l’opposition des polythéistes de la Mecque, il réunit une armée et conquiert la ville puis l’ensemble de l’Arabie avant de mourir en 632.

Un empire gouverné par des califes

Dans le monde musulman, les notions de calife et de califat sont centrales. Le calife (« successeur ») se réclame de l’héritage du prophète Muhammad.

C’est avec le quatrième calife, Ali, cousin et gendre de Muhammad, que naissent les divisions entre musulmans. Cette division des musulmans oppose les musulmans sunnites et les musulmans chiites. Pour les chiites Ali est le premier imam.

Les successeurs de Muhammad sont donc appelés des califes. Ils poursuivent les conquêtes musulmanes notamment aux dépens de l’empire byzantin où les populations se convertissent à l’Islam. Entre 632 et 750, les conquérants arabes créent un empire qui s’étend de la péninsule ibérique à la Chine.

Cet empire est peuplé de populations chrétiennes, juives ou d’autres croyances. L’empire s’organise sous la forme d’un califat. La dynastie des Omeyyades domine le monde musulman jusqu’en 750 depuis leur capitale de Damas, mais elle peine à imposer la stabilité à un territoire immense qui va de l’Indus à la péninsule ibérique. A la suite de la bataille du Grand Zab (dans l’actuel Irak), la dynastie des Abbassides s’impose, qui restera au pouvoir jusqu’en 1258.

La chute de l’empire

Les califes ne parviennent plus, dès le IXe siècle, à imposer leur domination sur l’ensemble de l’empire. Des provinces comme al-Andalus deviennent des califats rivaux. Les croisades chrétiennes affaiblissent l’empire dès le XIe siècle et Bagdad est conquise par les Mongols en 1258. L’armée mongole, menée par Houlagou Khan et le commandant chinois Guo Kan, s’installa à Bagdad en novembre 1257. Des  artilleurs chinois, ainsi que des Arméniens, des Géorgiens, des Turcs et des Perses prirent part au siège. La ville fut prise, mise à sac et brûlée ; les habitants furent massacrés.


  1. La Méditerranée, un espace de contacts entre ces empires.

Des contacts rugueux

Au XIe siècle, l’expansion des Turcs musulmans en Orient fait craindre aux Chrétiens d’Occident de ne plus pouvoir se rendre en pèlerinage en Terre sainte (Jérusalem). En 1095, le pape Urbain II lance la première croisade pour délivrer le tombeau du Christ. Les croisés s’emparent de Jérusalem (1099) et s’installent en Syrie-Palestine où ils créent les États latins d’orient. En 1187, le chef musulman Saladin reprend Jérusalem. Les croisades de secours échouent et les États latins disparaissent. La quatrième croisade se termine à Constantinople où les croisés, éblouis par ses richesses, pillent la ville puis s’installent dans l’empire byzantin.

En Espagne, les chrétiens se lancent à la reconquête des terres musulmanes, c’est la Reconquista. La victoire chrétienne de Las Navas de Tolosa (1212) marque le début de la reconquête de l’Andalousie.

Des contacts fructueux

Le commerce est prospère autour de la Méditerranée. Jusqu’au XIe siècle, il est aux mains des Byzantins et des Arabes. A partir du XIIe siècle, ce sont les villes italiennes qui tirent le plus d’avantages du commerce : Venise surtout, puis Gênes et Pise. Elles obtiennent le droit de créer des comptoirs (ports commerciaux) dans l’empire byzantin mais aussi dans l’empire musulman. Les marchandises orientales (épices, soie) sont très recherchées en Europe, ce qui assure leur richesse.

Les échanges commerciaux et les expéditions militaires en Méditerrannée favorisent la rencontre entre les civilisations chrétiennes et musulmane. Les œuvres des savants de l’Antiquité gréco-romaine sont traduites en arabe et en latin. Le Coran est traduit en Latin. Les Arabes diffusent leurs connaissances en mathématiques (utilisation du chiffre zéro) et en médecine (chirurgie notamment).

Tolède, l’Andalousie comme la Sicile sont les lieux où les civilisations de la Méditerranée sont les plus réunies. La tolérance permet aux fidèles des différentes religions de vivre ensemble en paix. Les œuvres d’art réunissent les influences byzantines, arabes et occidentales.

L’ensemble du cours en images

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